Une passagère qui avait ouvert une issue de secours d'un TGV, bloqué en pleine canicule, afin de provoquer un courant d'air a été sanctionnée d'une amende très salée. Récit.
Elle voulait juste « faire de l’air ».
Bloquée pendant des heures dans un train, dont la climatisation ne fonctionnait pas, une passagère a été verbalisée pour avoir ouvert... une issue de secours. Souffrant de la chaleur et craignant pour la santé d'autres voyageurs, cette usagère pensait bien faire, mais son geste lui a coûté cher, très cher.
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200 € d'amende pour avoir voulu faire de l'air dans un train bloqué et sans clim
La scène a eu lieu ce dimanche 24 mai 2026, à bord d'un TGV reliant Paris à Nice, racontent nos confrères du Progrès.
Tout a commencé lorsque le train s'est soudainement arrêté en raison d’un défaut d’alimentation électrique, au niveau de Montanay (Rhône), une commune située au nord de Lyon. Les passagers se sont alors retrouvés bloqués dans les rames, dépourvues d'électricité et de climatisation. Interminable, l'attente a duré plusieurs heures.
Alors que la température extérieure avoisinait les 30°, la chaleur à l'intérieur du train est rapidement devenue étouffante et intenable pour les passagers, à tel point que certains ont été victimes de malaise.
Inquiète, l'une des voyageuses, présente dans le wagon nᵒ 18, a donc décidé d'ouvrir une issue de secours pour provoquer un courant d'air et apporter ainsi de la fraîcheur.
« Tout le monde descendait vers les plateformes comme la chaleur montait, mais les gens commençaient à faire des malaises, à hyperventiler (...) Je n’ai pas hésité. C’était une situation d’urgence et une issue de secours, c’est fait pour ça ! », a ainsi raconté cette passagère, originaire de Saint-Étienne (Loire).
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Mais quelques minutes seulement après l'ouverture de la porte, des contrôleurs de la SNCF l'ont abordée et l'ont réprimandée pour son acte. Les agents ont ensuite refermé l'issue de secours avant finalement de la... rouvrir en constatant qu'il n'y avait pas d'autre solution face à la fournaise ambiante.
« Ils ont refermé, puis cinq minutes plus tard sont revenus ouvrir parce qu’ils se sont rendu compte que ce n’était pas tenable »
Contre toute attente, les contrôleurs ont finalement verbalisé cette passagère de 41 ans qui a donc écopé d'une amende de 200 € pour « usage abusif du dispositif d’arrêt ».
« C’était un acte sensé, pas du vandalisme », se défend aujourd'hui la voyageuse stéphanoise, qui a décidé de contester l'amende.
Contactée par Le Progrès, la SNCF n'a pas donné suite.
