Amputée des bras et des jambes, une habitante de Marssac-sur-Tarn (Tarn) est tombée des nues en découvrant qu’elle avait été verbalisée pour s’être... garée sur une place handicapée.
Le monde à l’envers.
Warda Calres, une Tarnaise de 45 ans, a vécu un véritable cauchemar administratif pendant près d’un an. Cette mère de famille a été sommée de payer une amende de stationnement pour avoir garé son véhicule sur une place réservée aux personnes handicapées.
Si elle est restée sans voix en découvrant sa contravention, c’est parce qu’elle possède une... carte mobilité inclusion. Amputée des quatre membres, elle est en effet en situation de handicap.
Une verbalisation malgré sa carte d’invalidité
Le calvaire de cette mère de famille débute le 25 novembre 2025 à Toulouse. Ce jour-là, elle récupère sa voiture aménagée, qu’elle conduit à l’aide de prothèses, stationnée sur une place réservée, rapporte La Dépêche du Midi.
Peu après, la quadragénaire découvre avec stupeur qu’elle a été verbalisée pour ce stationnement. Une amende de 135 euros lui est réclamée.
« C'était la veille de mon départ pour un voyage de trois mois programmé de longue date. J’étais en panique, je ne savais pas quoi faire », raconte-t-elle au quotidien régional.
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Face à cette situation, elle se rend à la gendarmerie d’Albi pour savoir quelles démarches entreprendre. Sur place, les gendarmes se renseignent auprès de la police municipale de Toulouse, qui lui conseille d’attendre le procès-verbal.
À son retour de voyage, Warda tombe des nues en ouvrant sa boîte aux lettres : à l’intérieur, plusieurs courriers recommandés et une mauvaise surprise.
Avec les majorations, la contravention atteint désormais 375 euros. S’engage alors un véritable bras de fer avec l’administration pour contester cette sanction financière.
« Ils m’ont fait tourner en bourrique », confie la principale concernée.
La mairie conteste
Lors d’un rendez-vous à la mairie de Toulouse, elle apprend qu’elle aurait dû enregistrer sa carte pour éviter l’amende. Pourtant, Toulouse Métropole précise sur son site que cet enregistrement n’est pas obligatoire pour utiliser une place handicapée.
La municipalité de Toulouse tient un discours différent. Dans les colonnes du Figaro, elle rappelle que seule la carte CMI avec la mention « stationnement pour personnes handicapées (CMI-S) » permet d’utiliser les places réservées.
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Warda, quant à elle, dispose d’une carte CMI mention « invalidité », qui ne donne pas droit au stationnement réservé.
« Il n'appartient pas aux agents d'apprécier la nature ou le bien-fondé d'un handicap lors de la verbalisation », ajoute la mairie.
Malgré ses réclamations, la somme a finalement été prélevée sur le compte de Warda le mois dernier.
« Ce n’est pas comme ça qu’on facilite la vie des personnes en situation de handicap », conclut-elle.
