Il accueille une SDF chez lui, elle change toutes les serrures et squatte son appartement

À Chambéry, un homme a fait preuve de générosité en accueillant temporairement une sans-abri chez lui. Cependant, cette dernière a changé toutes les serrures et l’a viré de chez lui, l’obligeant à dormir dans sa voiture.

Les personnes qui possèdent un bien immobilier peuvent louer leur logement pour avoir de l’argent, mais s’exposent à un gros risque : les squatteurs. Ces derniers peuvent prendre possession d’un logement et ne jamais en partir.

Un sans abriCrédit photo : iStock

Pour y remédier et les chasser, certains propriétaires emploient la manière forte. C’est par exemple le cas de cette femme qui a terrifié les personnes qui s’étaient installées chez elle, ou encore de cet homme désespéré qui a détruit sa propre maison à coups de masse pour empêcher les squatteurs d’y habiter.

Elle change toutes les serrures

Récemment, un autre homme a été confronté à un squatteur pour le moins particulier. Tout a commencé en novembre, lorsque Nicolas, 38 ans, a rencontré une sans-abri à Chambéry. Touché par sa situation, il a décidé de lui venir en aide en l’accueillant temporairement chez lui, dans un appartement qu’il loue à un particulier.

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“J’ai voulu dépanner une personne rencontrée dans la rue. Je l’ai hébergée, le temps qu’elle trouve un appartement, et elle en a abusé”, a-t-il expliqué au journal Le Dauphiné Libéré.

Des immeubles à ChambéryCrédit photo : iStock

Une fois dans le logement, la femme en a profité pour changer toutes les serrures, empêchant Nicolas d’entrer chez lui. Elle refuse désormais de quitter l’appartement et depuis le 2 novembre, Nicolas est contraint de vivre dans sa voiture alors qu’il continue de payer son loyer de 600 euros chaque mois. Malheureusement, l’homme souffre de bipolarité et a besoin de vivre dans un environnement stable pour préserver sa santé mentale.

Il ne peut pas retrouver son logement

Pour retrouver son appartement, Nicolas a multiplié les démarches judiciaires, en vain. La plainte qu’il a déposée a été classée sans suite et la préfecture n’a jamais réagi. Selon Marie France, le propriétaire du logement estime quant à lui qu’il ne peut pas intervenir dans ce conflit qui relève des autorités.

Pour rappel, entrer de manière illégale dans un logement, en fracturant la porte par exemple, est sanctionné de 3 ans de prison et de 45 000 euros d’amende. Malheureusement pour Nicolas, dans ce cas, la squatteuse n’a commis aucune infraction puisqu’elle a été invitée à entrer dans le logement. Ainsi, il est impossible de faire valoir une procédure d’expulsion accélérée et Nicolas n’a actuellement aucune solution pour retrouver son appartement.

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Au sujet de l'auteur :

Journaliste web avec 5 ans d'expérience en rédaction print et digitale, j'assure actuellement le suivi de l'actualité généraliste et des faits de société pour Demotivateur. Spécialisée dans les thématiques liées à l'environnement et à la cause animale, je m'attache à décrypter les enjeux climatiques et sociétaux avec rigueur. Mon expertise couvre également la vie pratique et le journalisme de solutions (Good News). Passionnée par la transmission d'informations fiables, je mets mon analyse au service d'un traitement de l'info à la fois engagé et sourcé.