En colère, elle terrifie des squatteurs installés dans son logement, ils s'enfuient... en chaussettes

Une femme, dont le logement était squatté, a employé les grands moyens pour déloger les mauvais payeurs. Une technique radicale, mais ô combien efficace. Récit.

L'épineuse problématique des logements squattés cause bien du tort à de nombreuses personnes qui se retrouvent, bien souvent, dans des impasses, avec le sentiment d'être abandonnées par les pouvoirs publics.

Ces situations peuvent parfois s'éterniser et empoisonner le quotidien des propriétaires. C'est pourquoi certains de ces derniers, lassés de devoir attendre les longs délais des procédures d'expulsion, font le choix - à tort ou à raison - de se faire justice eux-mêmes pour déloger les squatteurs. Ce faisant, ceux qui franchissent le pas s'exposent à des poursuites.

Mais la perspective d'avoir des démêlés avec la justice ne refroidit pas certains propriétaires, qui n'hésitent plus à employer la manière forte pour récupérer leur bien, quitte à intimider les mauvais payeurs.

Dernier exemple en date à Nîmes (Gard), où une certaine Michèle, inquiète à l'idée de voir des squatteurs occuper illégalement son logement, a préféré elle-même tuer toute velléité dans l'œuf.

Quartier des arènes à Nîmes, dans le Gard (France)Crédit photo : iStock

Elle menace les squatteurs qui occupent illégalement son logement, ils s'enfuient pieds nus

Âgée de 25 ans, cette propriétaire a en effet menacé et chassé un couple de squatteurs qui ne voulait pas quitter son appartement à l'automne dernier, comme le racontent nos confrères de Midi Libre.

Tout commence lorsque cet homme et sa compagne louent le bien, situé à quelques encablures des célèbres arènes de la cité nîmoise. Ce studio, d'une superficie de 25 m², a été acheté en 2022 par Michèle afin d'être proposé à la location sur Airbnb. La propriétaire n'avait jusqu'alors rencontré aucun problème avec les vacanciers de passage. Mais elle a vite compris que ce couple n'avait pas l'intention de quitter les lieux.

« Je reçois un couple qui réserve du 16 au 17 octobre 2025 sur Airbnb, avec identité vérifiée. Les personnes restent une seule nuit. Le lendemain, au moment de partir, j’envoie toujours un message pour savoir si tout s’est bien passé et afin que je puisse envoyer la femme de ménage. Mais je n’ai pas de réponse », raconte ainsi la propriétaire, laquelle précise que son employée ne retrouvera pas les clés dans la boîte aux lettres après son passage.

Ni une, ni deux, Michèle fait alors le choix d'aller confronter les locataires avec la ferme intention de ne pas se laisser faire.

« Je décide de me déplacer moi-même. Lorsque j’arrive, les clés ne sont toujours pas là, la porte est bien fermée, les rideaux sont tirés et personne ne m’ouvre quand je toque. Je commence à être un peu insistante, je tape fort, puis leur parle à travers la porte: 'Je sais que vous êtes là, j’ai bien compris que vous ne voulez pas sortir, mais il va falloir m’ouvrir parce que là, c’était la méthode gentille, mais dans pas longtemps, ce sera la méthode moins gentille'. », se souvient Michèle.

Face au mutisme du couple qui fait la sourde oreille, la propriétaire s'emporte et menace d'enfoncer la porte. Une technique qui porte ses fruits. Les occupants ouvrent en effet la porte puis s'excusent et tentent d'expliquer à Michelle les raisons qui les ont incités à adopter cette attitude.

« Je passe en mode rouge dans ma tête et je me dis qu’il est hors de question que l’on squatte mon appartement. Et là, alors que la porte allait céder, quelqu’un m’ouvre (...) Ils m’expliquent qu’ils sont à la rue, qu’ils ont besoin d’un logement, qu’ils sont désolés, qu’ils n’ont pas le choix, qu’il faut que je comprenne » (Michèle, propriétaire)

Mais Michelle n'en a que faire et leur fait suffisamment peur pour qu'ils s'enfuient de manière précipitée, sans même prendre la peine de récupérer leurs... chaussures.

« J’ai été tellement horrible qu’ils ont eu peur car ils n’ont même pas pris leurs chaussures et sont partis pieds nus de l’appartement. J’ai été un peu agressive et je pense qu’ils ne s’attendaient pas à voir le propriétaire débarquer », raconte ainsi Michèle.

Porte ouverte d'un studioCrédit photo : iStock

La propriétaire a certes récupéré son appartement, mais elle a néanmoins pu constater que les squatteurs l'avaient quelque peu endommagé.

« Ils ont fumé du cannabis à l’intérieur, ils m’ont dégradé un mur et m’ont bien sali l’appartement », a-t-elle ainsi précisé.

Un moindre mal, diront certains...


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Au sujet de l'auteur :

Évoluant dans la presse web depuis l’époque où celle-ci n’en était encore qu’à ses balbutiements, Mathieu est un journaliste autodidacte et l’un de nos principaux rédacteurs. Naviguant entre les news généralistes et les contenus plus décalés, sa plume s’efforce d’innover dans la forme sans jamais sacrifier le fond. Au-delà de l’actualité, son travail s’intéresse autant à l’histoire qu’aux questions environnementales et témoigne d’une certaine sensibilité à la cause animale.