Un neuroscientifique américain a récemment affirmé que la Gen Z serait la première génération à être moins intelligente que celle de ses parents. Des propos basés sur l’analyse des tests scolaires.
Les générations ont toutes des noms différents pour permettre de mieux les distinguer. C’est le cas de la Gen Z, qui englobe les personnées nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2010. Cette génération fait beaucoup parler d’elle, car elle serait bien différente des précédentes.
Crédit photo : iStock
En effet, les jeunes de la génération Z auraient des difficultés dans leur vie professionnelle puisque 92% des recruteurs estiment que ces jeunes ne sont pas prêts pour le monde du travail. Par exemple, les jeunes salariés préféreraient manger seuls à la pause déjeuner, ce qui serait particulièrement mal vu par leurs aînés.
Une génération moins intelligente
Mais il n’y a pas que dans le monde du travail que la gen Z a des défauts. Jared Cooney Horvath, un chercheur spécialisé en neurosciences de l’apprentissage, était invité au Congrès américain le 15 janvier dernier pour parler de l’impact des technologies éducatifs sur l’apprentissage. Selon lui, la génération Z serait “officiellement la première génération à être moins intelligente que ses prédécesseurs”.
Crédit photo : LME Global
“Il s’agit de la première génération de l’histoire moderne à obtenir des résultats inférieurs à la précédente aux tests académiques standardisés. Leurs performances étaient inférieures aux attentes dans pratiquement tous les domaines cognitifs, qu’il s’agisse de l’attention, de la mémoire, de l’alphabétisation, du calcul, des fonctions exécutives ou du QI général. Et pour ne rien arranger, la plupart de ces jeunes ont une confiance excessive en leur intelligence. Plus ils se croient intelligents, moins ils le sont en réalité”, a déclaré Jared Cooney Horvath, selon des propos rapportés par le New York Post.
Les écrans mis en cause
Mais pourquoi la génération Z a-t-elle autant échoué à ces tests ? Selon le neuroscientifique, ce “manque d’intelligence” est dû aux écrans. En effet, il estime que les jeunes passent plus de temps sur les réseaux sociaux qu’à lire des livres, ce qui leur fait défaut.
“Un adolescent passe plus de la moitié de son temps éveillé devant un écran. L’être humain est biologiquement programmé pour apprendre des autres et par une étude approfondie, et non en faisant défiler rapidement des résumés sur des écrans. Un triste constat s’impose à notre génération : nos enfants sont moins performants cognitivement que nous ne l’étions à leur âge. Chaque génération a surpassé ses parents, jusqu’à la génération Z”, a-t-il indiqué.
Crédit photo : iStock
Si ce constat a été fait par un spécialiste américain, il serait vérifiable dans d’autres pays. Selon Horvath, tous les pays qui “adoptent largement la technologie numérique dans les écoles” voient “les performances diminuer considérablement”. Face à ce constat, le chercheur ne veut pas supprimer totalement les réseaux sociaux. Il aimerait réduire l’utilisation des technologies en classe et faire en sorte que les jeunes se détachent un peu plus des écrans.
Si la génération Z semble avoir plus de difficultés que les générations précédentes, ces propos sont à nuancer, comme le montre TF1 Info. En effet, il est primordial de ne pas résumer l’intelligence d’une personne à ses capacités scolaires. De son côté, Horvath rappelle lui-même que le QI n’est pas synonyme d’intelligence.
