Le lycéenne, accusée d'avoir triché au bac avec une IA, a finalement été blanchie, le rectorat évoque une «erreur»

Soupçonnée d’avoir triché en utilisant l’intelligence artificielle pour rédiger sa copie à l’épreuve de philosophie du baccalauréat, une lycéenne a finalement été blanchie.

Il y a quelques jours, Nina Viriot, jeune lycéenne, a découvert qu’elle était soupçonnée d’avoir triché au baccalauréat. En effet, son correcteur de l’épreuve de philosophie l’a accusée d’avoir eu recours à l’intelligence artificielle.

Souffrant d’un trouble de l’attention, Nina bénéficie d’un plan d’accompagnement personnalisé qui lui offre du temps supplémentaire pendant les épreuves écrites. Durant son bac de philosophie, elle a également eu la possibilité de rédiger sa copie sur un ordinateur, mais celui-ci n’était pas connecté à internet et ne contenait pas de fichiers personnels. Ce qui a très certainement incité son correcteur à avoir des soupçons. Ce dernier a donc lancé une procédure pour fraude, alors que Nina clamait son innocence.

Ainsi, la lycéenne ne pouvait pas savoir si elle avait décroché son baccalauréat et ne pouvait pas aller aux rattrapages. Elle ne pouvait pas non plus valider son inscription dans le supérieur. Bloquée, Nina devait attendre la décision de Julie Benetti, rectrice de Paris, en charge de son dossier.

Une jeune femme passe un examenCrédit photo : iStock

La lycéenne a eu son bac

Les recteurs se sont penchés sur le "profil d’élève" de Nina tout en étudiant "son livret scolaire et ses notes du bac". Finalement, ils ont décidé de blanchir la lycéenne. Quelques heures après avoir reçu une convocation devant le rectorat, cette dernière a reçu un mail lui annonçant que la procédure était annulée. Selon Sud Ouest, l’administration évoque une "erreur de saisie".

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"En effet, la rectrice de Paris avait décidé de ne pas poursuivre votre fille pour fraude. Une erreur de saisie a entraîné l’émission d’une convocation", détaille le Service des examens dans son courriel, selon Le Parisien.

Une jeune femme heureuse devant son ordinateurCrédit photo : iStock

Cette décision est un soulagement pour Nina et pour sa famille. Si elle avait été reconnue coupable de fraude, elle aurait eu l’interdiction de repasser un examen pendant cinq ans, dont le permis de conduire.

"C’étaient les montagnes russes émotionnelles ! Mais je ne suis pas bête et je suis convaincue que la pression médiatique et le fait d’avoir témoigné à visage découvert a fait bouger le dossier de Nina", affirme Emmanuelle Viriot, la mère de la lycéenne, au Parisien.

Finalement, Nina a décroché son bac avec une moyenne de 12,82 et la mention assez bien. Elle a par ailleurs obtenu la note de 18/20 en philosophie. La jeune lycéenne va maintenant pouvoir valider ses vœux sur Parcoursup et poursuivre ainsi ses études avec l'espoir de devenir, un jour, ingénieure du son.

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Au sujet de l'auteur :

Journaliste web avec 5 ans d'expérience en rédaction print et digitale, j'assure actuellement le suivi de l'actualité généraliste et des faits de société pour Demotivateur. Spécialisée dans les thématiques liées à l'environnement et à la cause animale, je m'attache à décrypter les enjeux climatiques et sociétaux avec rigueur. Mon expertise couvre également la vie pratique et le journalisme de solutions (Good News). Passionnée par la transmission d'informations fiables, je mets mon analyse au service d'un traitement de l'info à la fois engagé et sourcé.