Un célèbre avocat confond un camp de gitans avec un... club libertin et propose une relation sexuelle tarifée à une jeune fille mineure

Un homme ayant tenté de corrompre une mineure dans un camp de gitans, qu'il avait confondu avec un club libertin, a été arrêté. L'enquête sur cet individu a révélé une face encore plus sombre.

C'est l'histoire d'une confusion, presque comique, qui a permis de mettre un pédocriminel hors d'état de nuire.

Un célèbre avocat étranger, qui avait confondu un camp de gens du voyage avec un club... libertin a été arrêté par la police après avoir sollicité une jeune mineure pour une relation sexuelle tarifée. En fouillant son téléphone, les policiers ont par ailleurs retrouvé des images pédopornographiques.

Jugé ce mois-ci, l'homme au casier vierge a été condamné à de la prison avec sursis.

Photo d'illustration représentant un pédophileCrédit photo : iStock

Il confond un camp de gitans avec... un club libertin

Les faits ont eu lieu près de Castres et remontent à l'été 2022, indiquent nos confrères de la Dépêche.

Nous sommes alors en plein mois de juillet et le soleil brille au-dessus de l'aire de gens de voyage de Vivarié. Dans le camp, c'est le calme plat. De nombreux résidents, partis assister à des funérailles, manquent à l'appel et seuls quelques enfants, accompagnés de leurs mères, sont présents sur place. L'ambiance est paisible mais la quiétude des lieux est bientôt troublée par l'arrivée d'une voiture, qui se gare à proximité. Un homme en sort et s'approche d'une jeune fille, mineure. L'individu lui propose de l'argent en échange d'une… relation sexuelle. Choquée, l'adolescente refuse et l'homme tourne alors les talons puis prend la fuite au volant de son véhicule.

Dans la foulée, une femme du camp prévient la police qui se met immédiatement à la recherche de cet individu, rapidement identifié comme étant un ressortissant danois de 47 ans. Trahi par sa voiture de location, ce dernier est interpellé à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, alors qu’il est sur le point de repartir au Danemark.

Palais de justice de Nïmes (France)Crédit photo : iStock

Peu à peu, le profil de ce quinquagénaire, d'abord arrêté pour corruption de mineurs, se révèle ensuite bien plus sombre qu'il n'y paraît, à mesure que l'enquête avance. En saisissant son ordinateur et son smartphone, les policiers découvrent en effet près de 3 000 images pornographiques, dont certaines à caractère pédopornographique. D'autres fichiers, avec la présence de mineurs sont également retrouvés.

En garde à vue, l'homme, avocat réputé en droit immobilier, explique qu'il n'a rien à voir avec ces images et rejette la faute sur l'un de ses ex-compagnons « attiré par ça » (les enfants, n.d.l.r) qui les lui aurait envoyées. Concernant la proposition indécente faite à la jeune fille mineure, il se justifie en affirmant qu'il était « frustré sexuellement » le jour des faits. L'accusé ajoute qu'il pensait que le camp était un camping libertin « pour avoir des relations », comme on peut en trouver au Danemark.

L'accusé reconnaît toutefois être homosexuel et admet être attiré par des jeunes hommes « tout juste sortis de l’adolescence ».

Reconnu coupable, il a finalement été condamné à 12 mois de prison assortis d'une inscription au Fijais, le fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.


author-avatar

Au sujet de l'auteur :

Journaliste