Voici les phrases à ne surtout pas dire à ses petits-enfants quand on est grands-parents

Les grands-parents adorent passer du temps avec leurs petits-enfants. Parfois, il leur arrive ainsi de prononcer des phrases qu’il vaut mieux éviter de dire pour plusieurs raisons. Petit florilège.

L’été est la période de l’année où de nombreux petits-enfants passent du temps avec leurs grands-parents. Ils sont 26 % selon une étude Statista de 2022. Cette pause bien méritée est l’occasion pour les deux générations de tisser des liens et de partager d'inoubliables moments ensemble.

Ces instants de partage sont importants, notamment pour les petits-enfants et leur développement. Mais les grands-parents doivent faire attention à certaines expressions problématiques, qui, en apparence, semblent anodines. Selon le psychologue Daniel Glaze, quelques phrases sont en effet à bannir en présence des petits-enfants.

« Les grands-parents exercent une influence considérable sur les jeunes esprits en développement. [...] Des commentaires inconsidérés, qui peuvent paraître insignifiants aux adultes, peuvent avoir des répercussions faussées sur le développement des enfants ».

Les phrases à bannir chez les grands-parents

Grand-père avec ses deux petits-enfants souriantCrédit photo : evgenyatalenenko/ iStock

Sur le site Good to Know, Daniel Glaze reconnaît que ces phrases sont généralement dites de manière intentionnée. Toutefois, elles peuvent causer du tort aux enfants et entamer leur confiance en eux.

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Les premières phrases à éviter sont : « ne le dis pas à tes parents » ou « tes parents ont tort à propos de... ». « Cela affaiblit l'autorité parentale, ce qui peut avoir des conséquences à long terme », explique Zainab Delawalla, psychologue clinicienne à Atlanta. De plus, cela place les enfants dans une situation inconfortable où ils ne savent plus à qui faire confiance.

Grand-mère faisant la cuisine avec sa petite-filleCrédit photo : Jacob Wackerhausen/ iStock

Les autres phrases à bannir sont : « tu grandis tellement, tu as pris du poids ? ». Elle réduit l’estime de soi des enfants. Tout comme les comparaisons suivantes : « j'aimerais que tu ressembles davantage à ton frère/ta sœur » et vice versa. Les psychologues conseillent plutôt de s’intéresser à la personnalité des enfants, à ce qu’ils aiment faire et apprécient dans la vie, car chaque enfant est unique.

On a tous déjà entendu nos grands-parents dire « viens faire un câlin ou un bisou à papi et mamie ». Si elle traduit simplement le désir d’affection des grands-parents, elle peut signifier tout autre chose pour les enfants. « Elle peut aussi, involontairement, priver l'enfant de son droit à l'autonomie et le pousser à abandonner et à remettre en question ses limites corporelles », complète Andrea Dorn, psychothérapeute.

Vous l'aurez compris, il vaut mieux ne pas forcer ou inviter les enfants à faire ce qu’ils n’ont pas envie de faire.

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Au sujet de l'auteur :

Titulaire d'un Master en Communication/Cinéma, Camille V. est journaliste spécialisée dans les intersections entre culture et écologie. Auteure d’un mémoire remarqué sur la Cli-fi (Climate Fiction) au cinéma, elle décrypte pour Demotivateur l'actualité du divertissement (films et séries) sous un angle sociétal et environnemental. Passionnée par l'art et la protection animale, elle apporte une expertise académique et critique à la rédaction de ses dossiers.