Covid-19 : le vaccin Moderna déconseillé aux moins de 30 ans à cause des risques de myocardites élevés

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Le vaccin Moderna est désormais déconseillé aux personnes de moins de 30 ans, a fait savoir la Haute Autorité de santé (HAS) lundi 8 novembre. En cause, un risque de fréquence plus élevée de myocardites et de péricardites pour cette tranche d’âge.

Crédit : guteksk7/ Shutterstock

En octobre dernier, trois pays scandinaves que sont la Suède, la Finlande et la Norvège alertaient sur les risques élevés de troubles cardiaques chez les adolescents après la deuxième injection du vaccin Moderna.

Par précaution, les trois pays scandinaves déconseillaient fortement à une tranche plus large, celle des moins de 30 ans, de recevoir le vaccin à ARN messager Moderna.

Dans le même temps, un rapport mené par les Centres régionaux de Pharmacovigilance de Lille et Besançon confirmait ces dires. Depuis le début de la campagne de vaccination, il a été rapporté que sur 10 millions d’injections réalisées avec le vaccin Moderna, 106 cas de myocardites ont été recensés.

La Haute Autorité de santé recommande Pfizer

Ce sont sur ces bases que la Haute Autorité de santé a pris la décision, lundi 8 novembre, de déconseiller complètement l’injection Moderna pour les moins de 30 ans.

Le risque serait ainsi plus élevé, en particulier chez les jeunes hommes. « Le taux de notification est plus élevé chez les garçons de moins de 30 ans, en particulier après la deuxième injection et dans la tranche d’âge entre 18 et 24 ans », précisait en octobre le rapport français des Centres régionaux de Pharmacovigilance.

La HAS conseille alors vivement aux plus jeunes de se faire administrer le vaccin à ARN messager de Pfizer dont les risques cardiaques sont bien moindres. En revanche, l’injection de rappel avec Moderna est de nouveau autorisée pour les plus de 30 ans par l’agence française.

Une étude menée par l’Agence européenne des médicaments (EMA) indiquait cependant le 25 octobre que « une troisième dose [Moderna] administrée 6 à 8 mois après la deuxième dose a entraîné une augmentation des taux d’anticorps chez les adultes dont les taux d’anticorps diminuaient ».

Source : Le Parisien