A Pékin, un petit avion de tourisme s’est écrasé dans la tour Citic, le plus haut gratte- ciel de la capitale chinoise. Un accident rare et surprenant qui a occasionné 1 mort et 13 blessés.
528 mètres de haut, 108 étages et 12 000 employés ! La tour Citic, situé dans le quartier des affaires à Pékin, est tout simplement le plus haut gratte-ciel de la capitale chinoise. Ce vendredi 27 juin, à 18h (heure locale), ce poumon économique et monument d’architecture a été percuté par un avion de tourisme.
Selon les autorités, il s’agirait d’un aéronef léger monomoteur biplace de sport. À son bord, il y avait seulement le pilote, qui est décédé tandis que 13 personnes présentes sur les lieux du crash ont été blessées.
Alors que les médias chinois n'avaient pas évoqué les faits vendredi soir et que les publications sur les réseaux sociaux étaient visiblement censurées, les habitants de la ville et plusieurs journalistes ont pu constater une brèche visible au niveau des étages supérieurs de la tour du conglomérat public Citic.

De nombreux policiers, ambulances, ainsi que des curieux étaient présents vendredi soir au pied du bâtiment. Une femme a indiqué à l'AFP que les occupants de l'immeuble avaient reçu pour consigne d'évacuer par les escaliers, sans utiliser les ascenseurs.
L'enquête toujours en cours
Une vidéo, tournée par un témoin depuis un bâtiment voisin, montre des camions de pompiers arrosant des flammes au bas de la tour, ainsi que des débris de ce qui semble être un morceau d'avion.

L'accident est d'autant plus étonnant que la Chine impose des restrictions strictes à l'utilisation de son espace aérien, en particulier au-dessus de la capitale et que la vigilance des services de sécurité et de la police est rarement déjouée. En avril, les autorités ont annoncé l'interdiction de la vente de drones à Pékin et l'obligation, pour leurs utilisateurs, d'obtenir une autorisation préalable pour tout vol dans la ville.
Un étudiant venu observer la scène a expliqué à l'AFP s'être rendu sur place dès que des informations sur l'incident ont commencé à circuler dans un groupe de passionnés d'aviation sur les réseaux sociaux. Selon lui, les images et les publications relatives à cet incident ont été rapidement supprimées d'Internet.
