Ce jeudi 25 juin, le conseil municipal à Carcassonne a été plutôt mouvementé. Des syndicats opposés à leur expulsion d’un local municipal ont été... arrosés par le maire RN Christophe Barbès !
En temps de canicule, personne ne refuserait un bon arrosage en règle. Cependant, lorsque les tensions sont vives au sein d'une municipalité, on ne s’attend pas à ce que le maire se décide à décourager les manifestants avec un tuyau d’arrosage.
C’est la scène insolite qui s’est pourtant déroulée ce jeudi 25 juin à Carcassonne. Au cours du conseil municipal, le maire RN Christophe Barthès s’est rendu sur un balcon pour arroser les syndicats qui manifestaient contre leur expulsion d’un local municipal.
Crédit photo : Facebook / Christophe Barbès
Il y a quelques jours, pendant un rassemblement, il leur avait tendu des cartons de déménagement et du ruban adhésif, ce que les syndicats avaient interprété comme une provocation. Cette fois, il les a visés avec un tuyau d'arrosage.
En contrebas, des syndicalistes carcassonnais étaient rassemblés contre leur prochaine expulsion. Christophe Barthès a pris un tuyau d'arrosage en main et a arrosé la foule pendant une trentaine de secondes. Les manifestants se sont écartés et ont sifflé l'élu d'extrême droite.
Une expulsion d'un local historique pour les syndicats
Sur une vidéo que Christophe Barthès a partagée sur sa page Facebook, on l'entend dire : "Allez, un peu de fraîcheur" et traiter les manifestants de "bande de siphonnés".
La vidéo a la légende suivante : "La canicule, c'est terminé".
Une allusion à une précédente vidéo dans laquelle il murait un local squatté et dans laquelle il déclarait : "Les squatteurs, c'est terminé".
Crédit photo : Facebook / Christophe Barbès
Élu maire de Carcassonne en mars, Christophe Barthès veut déloger plusieurs syndicats (CGT, Solidaires, FSU) de la Bourse du travail, un bâtiment municipal que l'Union locale de la CGT occupe depuis 89 ans et qui est mis gratuitement à sa disposition.
La mairie de Carcassonne a envoyé un commissaire de justice début juin pour constater l'occupation des locaux et donne deux mois aux syndicats pour quitter les lieux. La CGT dénonce une atteinte aux libertés syndicales et refuse de partir tant que la justice n'aura pas tranché.
