Enceinte de 6 mois, une enseignante de 31 ans est frappée au ventre par un élève... puis licenciée pour ne pas avoir su l'éviter

À New York, une enseignante enceinte, frappée au ventre par un élève, a été licenciée après avoir été tenue responsable de l’incident.

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Lauren Vitale, une enseignante spécialisée américaine de 31 ans, affirme avoir vécu un cauchemar au travail.

La jeune femme assure avoir été harcelée par sa hiérarchie avant d’être licenciée, après avoir reçu un coup de pied au ventre de la part d’un élève alors qu’elle était enceinte. Elle a saisi la justice pour obtenir réparation.

Enceinte, une enseignante frappée au ventre par un élève

L’incident s’est produit en janvier 2026 à la Public School 84, une école maternelle publique située à Staten Island à New York. L’établissement accueille notamment des enfants ayant des besoins particuliers.

 Public School 84, une école maternelle publique située à Staten Island à New YorkCrédit Photo : P.S. 84 WAELS

Selon le New York Post, Lauren Vitale était enceinte de six mois lorsqu’elle a été agressée par l’un de ses élèves, dont des antécédents de violence auraient été documentés.

Selon sa plainte, celui-ci avait été placé dans sa classe sans qu’elle soit prévenue à l’avance. Ce jour-là, l’écolier turbulent lui a craché au visage avant de lui asséner un violent coup de pied au ventre.

Après cette agression, l’institutrice a souffert de saignements, de contractions et d’une baisse des mouvements fœtaux.

« J’avais peur de perdre mon bébé », se souvient-elle.

Mais son calvaire ne s’est pas arrêté là…

Lauren VitaleCrédit Photo : P.S. 84 WAELS

Elle est licenciée par sa hiérarchie

De retour au travail, la trentenaire est tombée des nues en apprenant que sa hiérarchie la tenait pour responsable. Selon elle, ses supérieurs lui auraient reproché de ne pas avoir su éviter les coups.

« Je ne suis pas Keanu Reeves, je ne peux pas esquiver une balle », se désole-t-elle.

Mais ce n’est pas tout. Elle a découvert que la direction avait modifié son rapport d’accident à son insu. Elle s’est alors retrouvée accusée de châtiments corporels et a subi une baisse de salaire.

Un petit garçon qui crie Crédit Photo : iStock

Face à cette situation, Lauren a déposé une nouvelle plainte syndicale en avril. Mais elle a été licenciée une semaine plus tard, avant sa titularisation.

Dans sa plainte, elle assure que cette terrible expérience est « l’apogée d’un schéma de discrimination, d’un environnement de travail hostile et de représailles de la part des responsables de l’éducation qui durait depuis des années ».

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« J’ai le cœur brisé »

Selon l’enseignante, son calvaire a débuté en 2023, dès son processus d’embauche, lorsque le directeur lui a demandé « en riant » si elle envisageait d’avoir un enfant. Cet entretien lui a laissé un goût amer, mais elle a tout de même accepté le poste.

En 2024, l’étau s’est resserré autour de Lauren lorsqu’elle a déposé une plainte syndicale après l’arrivée dans sa classe d’un élève décrit comme dangereux. Selon elle, celui-ci l’aurait mordue et frappée avec une tringle à rideaux.

Sa réaction a déclenché la colère du directeur, qui l’a qualifiée de « lanceuse d’alerte » et l’a avertie qu’elle avait « ouvert la boîte de Pandore », selon les documents judiciaires.

Cour suprême de Manhattan Crédit Photo : Wikiéméda 

Puis, en septembre dernier, alors qu’elle était enceinte de huit semaines, Lauren a annoncé en privé sa grossesse à la conseillère d’orientation de l’école, également représentante syndicale, qu’elle considérait comme une amie.

Mais la nouvelle est rapidement parvenue aux oreilles de sa hiérarchie, qui l’a interpellée dans sa classe et l’a « harcelée » pour qu’elle la confirme quelques minutes plus tard. Peu après, elle a fait l'objet d'un plan d'amélioration des enseignants. Une mesure qu’elle considère comme une sanction.

« Dès que je suis tombée enceinte, j’ai été davantage scrutée, le directeur venait observer plus souvent, et j’ai tout simplement senti qu’il y avait un changement », confie la principale concernée.

À la suite de son licenciement, Lauren, aujourd’hui maman d’une petite fille de deux mois, a déposé plainte devant la Cour suprême de Manhattan. Elle espère retrouver rapidement un travail.

« J’ai le cœur brisé. Je veux simplement retourner là où est ma place, auprès des enfants », conclut-elle.

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Jenna Barabinot

Au sujet de l'auteur :

Rédactrice web passionnée avec 5 ans d'expérience et plus de 1850 articles à son actif, Jenna Barabinot assure pour Demotivateur le suivi de l'actualité Entertainment, des célébrités et des faits de société. Véritable experte de la thématique canine et de la cause animale, elle allie une plume rigoureuse à un storytelling engagé. Sa polyvalence lui permet de décrypter les tendances de la culture pop tout en traitant avec humanité les sujets de société qui font l'actualité.