Ce qui devait être une bonne action s'est transformé en véritable cauchemar.
Le vendredi 26 juin, un Breton de 64 ans a été condamné à quatre ans de prison pour avoir violemment agressé une femme de son âge à son domicile, à Concarneau (Finistère).
Il agresse la sexagénaire qui lui a rendu sa carte bancaire
Les faits se sont produits le 9 avril dernier, selon les informations de Ouest-France. Ce jour-là, la victime a découvert et ramassé une carte bancaire dans un parc.
Face à cette situation, elle a décidé de restituer l'objet à son propriétaire. Elle est parvenue à le contacter et lui a donné rendez-vous chez elle pour qu'il vienne récupérer sa carte bancaire, l'homme habitant à proximité.
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Malheureusement, la rencontre a pris une tournure glaçante. Après avoir repris sa carte bancaire, le sexagénaire a quitté les lieux, avant de faire demi-tour quelques instants plus tard.
Selon lui, la femme lui avait volé 300 euros. C'est pour cette raison qu'il est revenu sur ses pas. Il a alors roué de coups la sexagénaire, qui a tenté de mettre fin aux violences en lui remettant 50 euros, en vain : son agresseur a continué à la violenter pendant plus d'une heure.
Alertée par les cris et les bruits, une voisine a prévenu les forces de l’ordre.
« J’ai pété un plomb »
Interpellé par les policiers, le suspect est resté en détention jusqu'à son procès en comparution immédiate, le vendredi 26 juin. Lors de l’audience, le prévenu a présenté ses excuse à la victime.
« J’ai cru que c’était elle qui m’avait volé 300 euros. J’étais turbulent quand j’étais petit. J’aime pas trop qu’on touche à mes affaires et j’ai pété un plomb. Je suis désolé », a-t-il indiqué.
Ce n'est pas la première fois que cet homme a affaire à la justice. Il a déjà été condamné à six reprises, dont quatre fois pour des faits de violences ou de menaces.
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Placé sous curatelle, l'homme présente, selon l'expertise psychiatrique, « un trouble de la personnalité psychopathique », souligne le quotidien régional.
De son côté, la victime est une veuve décrite comme « vulnérable ». Celle-ci reste encore traumatisée par son agression.
Outre une peine de quatre ans d'emprisonnement, assortie d'un sursis probatoire de deux ans, le condamné n'a pas le droit d'entrer en contact avec la sexagénaire ni de vivre à Concarneau pendant plusieurs années.
