Ce week-end, une supportrice du PSG, âgée de 12 ans, s’est retrouvée prise au piège à la sortie du Parc des Princes, après la victoire de son équipe en coupe d'Europe.
Camille, 12 ans, se souviendra longtemps de la victoire du PSG contre Arsenal en Ligue des champions, mais pour une bien triste raison.
Grande supportrice du club parisien, Camille s'était rendue au Parc des Princes avec son père, ce samedi 30 mai, pour assister à la diffusion de la finale de la C1, qui se disputait à 1 500 km de là, dans la ville de Budapest (Hongrie).
Mais après le match, la préadolescente, atteinte du syndrome VACTERL, une maladie rare provoquant plusieurs malformations congénitales, a vécu un véritable cauchemar.
Dans un entretien accordé au Parisien, le père de Camille, Sylvain Dif, revient sur cette soirée au goût amer.
La fête gâchée par des scènes de violence
Invités, le père et sa fille ont assisté à la rencontre dans le virage du Parc des Princes, où le duo a vécu le triomphe des joueurs de Luis Enrique au terme d’une séance de tirs au but interminable.
« Elle en a pleuré de la victoire de Paris, ça a été incroyable» , raconte Sylvain Dif dans les colonnes du quotidien régional.
Merci @PSG_inside❤️💙🙏🏻
— Association Un Sourire Pour Camille (@1SourireCamille) May 31, 2026
Voilà pourquoi nous avons voulu emmener notre jeune guerrière au parc hier soir !
Pour qu'elle vive cela
Nous nous battrons toujours, pour qu'elle puisse vivre ces parenthèses enchantées, loin de son quotidien face à la maladie et le handicap.#PSG… pic.twitter.com/v0XUrsUuXD
Dans la foulée, le père de famille a décidé de quitter le stade après le coup de sifflet final afin d’éviter les débordements.
« J’ai dit à Camille : on va partir parce qu’avec les supporters parisiens, il va y avoir des débordements », explique-t-il.
« Camille n’arrivait plus à respirer »
Une fois dehors, l’ambiance festive a laissé place à des scènes de violence entre des supporters munis de fumigènes et les forces de l’ordre, qui ont utilisé du gaz lacrymogène près du métro. De leur côté, Sylvain Dif et Camille se sont retrouvés pris au piège dans le chaos.
« Camille n’arrivait plus à respirer, ça lui piquait les yeux. On est partis en courant, on ne savait même pas où aller », se souvient Sylvain.
Les tensions ont encore augmenté d’un cran lorsqu’ils ont vu un groupe de supporters les viser avec des mortiers. Face à cette situation, ils ont trouvé refuge dans le porche d’un immeuble, où Camille a éclaté en sanglots.
Finalement, ils ont pu regagner leur hôtel à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) vers 2 heures du matin.
Nous sommes enfin rentrés à l'hôtel...
— Association Un Sourire Pour Camille (@1SourireCamille) May 31, 2026
En sortant du Parc nous sommes tombé dans un vrai piège, entre forces de l'ordre et pseudos supporters...
Camille a été gazée, elle a assisté à des bagarres et a été visée par des mortiers, sans compter les nombreuses insultes sur les… https://t.co/dTDhnaXdtO
Encore sous le choc, Camille était inconsolable après les événements et regrettait d’être venue.
« Elle, du haut de ses 12 ans, pensait que tout le monde s’aimait. Là, elle a découvert une autre facette du monde du football », relate son père.
Crédit Photo : AP Photos
Malgré la fête gâchée, il reste persuadé que la jeune fille ne laissera pas la peur l’emporter.
« Je sais que dans quelques mois elle voudra revenir à Paris pour voir des matchs », affirme-t-il.
Néanmoins, il refuse désormais de l’emmener voir des rencontres présentant trop de risques de débordements.
