En Espagne, un tribunal a condamné une entreprise pour avoir licencié un employé en arrêt maladie en raison d’un trouble anxieux. L'employeur doit lui verser 200 000 euros.
Le 13 juin 2023, un salarié d’une entreprise espagnole s’est mis en arrêt maladie en raison d’un trouble anxieux. Le lendemain de l’annonce de son arrêt maladie, son employeur lui a notifié son licenciement, invoquant une prétendue « baisse volontaire et continue de ses performances professionnelles habituelles ».
En effet, selon l’entreprise, le salarié affichait un rendement inférieur de 30 % à la moyenne de ses collègues au cours des mois d’avril, mai et juin.
Crédit photo : iStock
En apprenant son licenciement prochain, alors qu’il venait de prendre un arrêt maladie, l’employé a transformé son anxiété en sentiment d’injustice. Il a évidemment contesté cette décision, en saisissant le tribunal du travail de Murcie.
Un jugement confirmé en appel
Les juges ont estimé que le licenciement était nul, considérant qu’il constituait une violation des droits fondamentaux du salarié et une discrimination. Comme le rapporte Noticias Trabajo, il travaillait dans cette société depuis janvier 2023 et percevait un salaire brut mensuel de 5 268,26 €.
Ils ont condamné l’entreprise à le réintégrer dans son poste, dans les mêmes conditions qu’auparavant, à lui verser 189 000 € d’arriérés de salaire, 6 000 € au titre du préjudice moral, ainsi que 2 954,18 € correspondant à d’autres sommes dues.
Crédit photo : iStock
En désaccord avec cette décision, l’entreprise a fait appel devant la Cour supérieure de justice de Murcie. Une nouvelle fois, les magistrats ont estimé que le licenciement était discriminatoire et ont confirmé le jugement de première instance. La société peut encore se pourvoir en cassation mais à ce stade, l’affaire s’oriente favorablement vers l’employé.
