Un vol qui a marqué la Californie en 1978
Le 25 septembre 1978, le vol 182 de la compagnie Pacific Southwest Airlines (PSA) traversait le ciel de San Diego. En plein air, le Boeing 727 a croisé un Cessna 172.
Alors qu’ils approchaient de San Diego, le copilote Robert Fox et son commandant de bord James McFeron ont perdu de vue le Cessna 172. Sur les enregistrements du cockpit récupérés dans la boîte noire, on entend les deux hommes discuter du Cessna qu’ils pensent, à tort, avoir dépassé.
« Ouais… Je ne le vois plus. On est bien dégagés de ce Cessna ? », demande Robert Fox. Le mécanicien de bord, Martin Wahne lui répond : « Normalement, oui ». Le commandant McFeron répond alors en riant : « Je l'ai vu à une heure, il est probablement derrière nous maintenant ». Sauf que l’avion se trouvait en réalité en-dessous d’eux.
Le dernier message du pilote à sa maman
Crédit photo : Archive du musée San Diego Air and Space
Quelques instants plus tard, les deux avions sont entrés en collision dans les airs. Touché, l'appareil 182 s’est écrasé dans le quartier résidentiel de North Park (San Diego), détruisant et endommageant au passage de nombreuses maisons.
Comme l’indique LadBible, les 135 personnes à bord de l’avion, les deux passagers du Cessna et sept personnes au sol sont morts. Au total, 144 personnes ont perdu la vie tandis que 22 maisons ont été détruites.
Avant que l’avion ne se précipite vers le sol, le commandant McFeron a compris que quelque chose clochait. « Qu'est-ce qui nous arrive ? », demande-t-il avant que son copilote lui réponde : « On est touchés, mec, on est touchés ». On entend alors le commandant dire « Tour de contrôle, on s'écrase, ici PSA. C'est la fin, mon vieux ! » Juste avant le crash, une voix non identifiée du cockpit a lancé un dernier message à l’attention de sa mère : « Maman, je t'aime ».
Une procédure qui n’a pas été respectée
Crédit photo : Archive du musée San Diego Air and Space
Selon les conclusions de l’enquête, le vol 182 n'aurait pas respecté les « dispositions de l'autorisation de maintien de la séparation visuelle » et l’obligation de prévenir le contrôleur. Cela aurait pu leur permettre « d'assurer une séparation radar — latérale ou verticale — pour l'un ou l'autre de ces aéronefs », poursuit le conseil national de la sécurité des transports (NTSB).
Le drame de San Diego demeure la catastrophe aérienne la plus meurtrière de la Californie.
