135 euros d'amende : ces nouveaux radars IA défaillants flashent de nombreux automobilistes à tort

Les nouveaux radars intelligents ne sont pas sans erreurs. Plusieurs automobilistes ont reçu, à tort, des amendes de 135 euros alors qu’ils respectaient les règles.

Contrôler les voies de covoiturage avec des radars intelligents

Les radars sont le cauchemar des automobilistes. Alors, quand les appareils fonctionnent mal et verbalisent à tort, c’est la catastrophe.

Ces dernières années, on voit de plus en plus de radars sur les routes, notamment des radars dit intelligents. Ils sont boostés à l’IA et doivent permettre une meilleure détection des infractions.

Voici donc des radars IA, souvent blanc ou gris, dont la mission est de contrôler l’utilisation des voies de covoiturage à certaines heures. On retrouve ce genre de radar à Paris, Lyon, Strasbourg, Grenoble, et dans le Nord. Cependant, ils ne sont pas aussi efficaces qu’on le croit.

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40 millions d’automobilistes dénonce une défaillance des radars dopés à l’IA

Conducteur avec sa fille dans la voitureCrédit photo : Valerii Apetroaiei/ iStock

Comme leur nom l’indique, ces voies de covoiturage sont réservées aux automobilistes qui covoiturent ou dont le véhicule transporte au moins deux personnes. Les véhiculent qui empruntent ainsi ces voies avec une personne à bord s’exposent donc à une amende de 135 euros. Une grosse somme qu’ont payé des automobilistes qui respectaient pourtant les règles

En effet, l’association 40 millions d’automobilistes dénonce ces appareils défaillants. Son délégué général, Pierre Chasseray, évoque ainsi un système qui a du mal à détecter les enfants et les bébés en siège auto.

Comme l’expliquent nos confrères du Journal du Net, les radars IA qui contrôlent les voies de covoiturage sont équipés de caméras thermiques et d’une photographie infrarouge qu’analyse ensuite l’intelligence artificielle. C’est elle qui identifie et compte le nombre d'occupants dans le véhicule. Sauf que ce processus fonctionne mal parfois et ne détecte pas les passagers arrière. Pierre Chasseray dénonce « un travail à la chaîne où l’on ne fait pas vraiment attention. »

C’est ce qui est arrivé à de nombreux automobilistes. Dans le cas précis du siège auto, Souhaila en a fait les frais. Cette habitante de Maisons-Alfort s’est vue verbalisée d’une amende de 135 euros par deux fois pour avoir emprunté une voie réservée alors qu’elle transportait sa fille en bas âge dans un siège auto. Elle n’était pourtant pas en tort, puisqu’un bébé est bien considéré comme un passager.

Camille V.

Au sujet de l'auteur :

Titulaire d'un Master en Communication/Cinéma, Camille V. est journaliste spécialisée dans les intersections entre culture et écologie. Auteure d’un mémoire remarqué sur la Cli-fi (Climate Fiction) au cinéma, elle décrypte pour Demotivateur l'actualité du divertissement (films et séries) sous un angle sociétal et environnemental. Passionnée par l'art et la protection animale, elle apporte une expertise académique et critique à la rédaction de ses dossiers.