Australie : bientôt 10 000 chevaux sauvages abattus dans le pays

Près de 10 000 chevaux sauvages proliférant dans un parc national s'apprêtent à être abattus en Australie. Selon le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud, ces animaux représentent une menace pour l'environnement. 

Le mois dernier, le gouvernement local de la région de Nouvelle-Galles du Sud a proposé un plan pour abattre et déplacer 10 000 chevaux sauvages appelés brumbies. Ceux-ci se trouvent dans le parc national de Kosciuszko en Australie

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D'après la revue Nature, ces animaux ont très mauvaise réputation car ils ne sont pas issus de l'île mais émanent de chevaux échappés ou perdus arrivés en Australie durant les premières vagues de colonisation européennes.

Ils causent aussi des dégâts colossaux à la végétation et aux sols fragiles du territoire. Par ailleurs, selon Slate, leur présence dans les parcs alpins australiens a nettement doublé en cinq ans. Ils sont ainsi 300 000 chevaux sauvages répartis dans tout le pays australien. 

Crédit photo : rjwaring / Shutterstock

3 000 chevaux sauvages d'ici à 2027 

Dans son projet soumis à consultation depuis le début du mois d'octobre, le gouvernement de Nouvelles-Galles du Sud prévoit ainsi de réduire la population de brumbies dans le parc de Kosciuszko faisant passer le nombre de 14 000 à 3 000 brumbies d'ici à 2027. C'est ainsi que 10 000 chevaux pourraient être abattus ou déplacés. 

Une démarche insuffisante selon les scientifiques de l'Australian Academy of Science qui estiment que le parc de Kosciusko « ne peut commencer à se remettre de la sécheresse, des grands feux de brousse et du surpâturage s'il reste encore 3 000 chevaux sauvages » en 2027.

Par ailleurs, un environnementaliste de l'université de Canberra estime que si ces 3 000 brumbies se retrouvent dans la nature, il serait efficace d'en éliminer plusieurs afin d'éviter une nouvelle surpopulation des chevaux sauvages. 

Pour rappel, en 2013, les autorités avaient abattu des milliers de chevaux sauvages dans l'outback australien, en raison de l'impossibilité de tous les regrouper.