La liberté n’était pas à la carte du restaurant, et pourtant, le repas de ce client s’est transformé geste pour la cause animale.
Il dépense 300 euros pour sauver une langouste
Stéphane Lamart est une figure dans le milieu de la défense des droits et du bien-être des animaux. Et pour cause : il est le président de l’Association de protection animale Stéphane Lamart.
Dimanche 9 août, le militant a pourtant été témoin d’une scène qui l’a profondément bouleversé alors qu’il dînait dans un restaurant de fruits de mer de Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), à l’occasion de l’anniversaire d’une amie.
Une serveuse est venue à leur table pour leur présenter la pêche du jour. Résultat : celle-ci portait un plateau abritant plusieurs poissons morts. Une langouste encore en vie figurait également parmi les mets. Son prix ? 300 euros pour environ un kilo.
« Mon sang n'a fait qu'un tour. Devant moi, il n'y avait pas un produit ou une marchandise, mais un animal vivant. Elle bougeait ses antennes », se souvient Stéphane Lamart auprès de l’organisation, qui raconte cette histoire sur son site internet.
Crédit Photo : Association Stéphane Lamart
Il ajoute :
« Elle était là, devant nous, et on nous la présentait comme on aurait présenté un objet avec une étiquette et un prix. J'ai trouvé cette scène terriblement violente symboliquement ».
Le crustacé relâché dans la Méditerranée
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la présence de ce crustacé, qui s’apprêtait à être servi, a poussé cet amoureux des animaux à prendre une décision radicale : l’acheter afin de lui sauver la vie.
À travers ce geste symbolique, celui qui milite depuis des années contre l’ébouillantage des crustacés rappelle que ces animaux souffrent lorsqu’ils sont plongés dans l’eau bouillante.
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« Certains trouveront peut-être insensé de dépenser 300 euros pour sauver une langouste. Pour moi, ce qui est insensé, c'est de considérer qu'une vie ne vaut rien dès lors que l'animal est destiné à notre assiette. Cette langouste était vivante. J'avais la possibilité de changer son destin. Je l'ai fait ! », explique-t-il.
Crédit Photo : Association Stéphane Lamart
Il a ensuite relâché le décapode dans la Méditerranée. Interrogé par France 3 Régions, Stéphane Lamart explique être favorable à l’étourdissement des crustacés avant leur mise à mort.
« Je suis végétarien, mais je ne demande pas à ce que tous les restaurants arrêtent de vendre viande et poisson. J'aimerais déjà que les crustacés soient étourdis avant d'être ébouillantés », confie-t-il.
Ce n’est pas la première fois que ce défenseur de la cause animale intervient de la sorte. Il y a deux ans, il avait déjà libéré plusieurs homards à Menton.
