La triste raison pour laquelle de nombreux pigeons n'ont qu'une seule patte

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À Paris, il n’est pas rare d’observer des pigeons avec une seule patte. Ce phénomène étrange a fait l’objet d’une étude très sérieuse. Explications.

Ce n’est un secret pour personne : les pigeons jouissent d’une mauvaise réputation dans les grandes villes. Surnommés les «rats volants», ces volatiles sont accusés d’être des vecteurs de maladies.

Vous l’ignorez peut-être, mais la ville de Paris abrite environ 23 000 pigeons sur son territoire, selon les chiffres transmis par des associations de protection des oiseaux.

Crédit : iStock

Et, cela n’aura échappé à personne, certains pigeons vivant dans la capitale ou dans les grandes villes, sont dotés d’une caractéristique physique pour le moins étonnante : ils n’ont qu’une seule patte. Étrange, n’est-ce pas ?

En 2019, une équipe de chercheurs français du Muséum national d’Histoire naturelle et de l’Université Lyon s’est intéressée à ce phénomène.

Pourquoi les pigeons urbains se retrouvent amputés ?

Dans cette étude parue dans la revue Biological Conservation, les chercheurs indiquent avoir analysé des centaines de ces oiseaux sur 46 sites à Paris. Résultat : les pigeons estropiés sont en réalité victimes de la pollution humaine et des… coiffeurs.

L’étude révèle que ces animaux volants sont attirés par les déchets alimentaires des poubelles de rue. Le hic ? De nombreux coiffeurs jettent les cheveux fraîchement coupés dans ces mêmes bennes à ordures. Ce geste a un impact désastreux sur les oiseaux

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«Lorsque les pigeons marchent au sol, des cheveux ou des fils s’enroulent autour de leurs extrémités et finissent par faire un garrot sur le doigt qui se nécrose et tombe», expliquent les auteurs de l’étude.

Avant d’ajouter : «L’accumulation de métaux lourds dans leurs plumes atteste que les pigeons sauvages et l’état de leurs doigts sont un modèle utile de surveillance de la pollution dans les environnements urbains».

Face à cette situation, les chercheurs préconisent une meilleure gestion des déchets pour «limiter les souffrances imposées à la faune des villes».

Source : Ouest France

Au sujet de l'auteur : Jenna Barabinot

Depuis 1 an et demi, je m’efforce de produire des articles de qualité tout en gardant ma touche d’humour. Mon domaine de prédilection ? Les histoires d’animaux qui se terminent en happy end. Je suis d’ailleurs incollable sur les races des chiens. Les sujets de société me passionnent et me permettent de perfectionner ma plume. J’affectionne aussi la rubrique « entertainment » car elle m’offre une parenthèse pailletée.