Le propriétaire d'un petit chat s'est retrouvé avec une amende délirante et a failli perdre son animal, menacé d'euthanasie, pour un motif invraisemblable. Précisions.
Coupable d'avoir voulu donner de l'amour.
Thierry Puech, un habitant de Sète dans l'Hérault, s'est récemment retrouvé dans une situation abracadabrantesque, après avoir adopté un chat par le biais d'une association. Découvrant ainsi, non sans stupeur, que la procédure d'adoption était illégale, l'intéressé a d'abord été informé qu'il encourait une très sévère amende de plusieurs centaines de milliers d'euros, avant d'apprendre que son animal risquait l'euthanasie.
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Après avoir adopté un chat, on le menace d'euthanasier l'animal et de lui infliger une amende
Tout a commencé en fin d'année 2022, rapportent nos confrères du Midi Libre.
À l'époque, Thierry, qui vient de perdre son chat, souhaite adopter un nouvel animal de compagnie afin de compenser ce deuil. Il se tourne alors vers l'association sétoise « Patte de velours » et recueille un petit félin, baptisé Tigrou.
Au départ, Thierry ne sait que peu de choses sur l'animal. L'association l'informe seulement qu'elle n'est pas parvenue à lire sa puce et qu'il vivait jusqu'alors dans une famille d'accueil.
« Quand je l’ai récupéré, l’association m’a dit qu’elle n’était pas arrivée à lire sa puce. Tout comme le vétérinaire chez qui je l’avais amené, dès janvier 2023, pour lui faire des soins au niveau dentaire » (Thierry Puech)
Les trois années qui suivent se déroulent sans encombre et la complicité entre Thierry et son animal ne fait que croître pour le plus grand bonheur du Sétois. Mais en début d'année 2026, Tigrou doit subir une intervention d'urgence chez un vétérinaire pour des calculs douloureux à la vessie. Le début des ennuis. Après l'opération, la praticienne demande en effet à Thierry de se munir d'une carte I-CAD, une sorte de certificat de propriété de l'animal, délivré par les autorités préfectorales. Mais alors qu'il s'attend à recevoir le précieux document de la part de la préfecture, Thierry apprend finalement de cette dernière, le 3 février, que son chat a été importé en France illégalement et qu'il n'a pas été vacciné contre la rage.
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Dès lors, tout s'enchaîne. Les autorités ordonnent ainsi à Thierry de régulariser la situation en lui indiquant qu'il risque une amende colossale de 300 000 euros. Mais pire encore, la préfecture le prévient que son animal sera euthanasié s'il ne fait pas le nécessaire.
« La préfecture, elle, a réussi à lire la puce et s’est aperçue que ce chat venait de Tunisie. Le hic, c’est que dans les 48h, si je n’apportais pas de justification, je risquais 300 000 euros d’amende, deux ans de prison ainsi que l’euthanasie du chat. » (Thierry Puech)
Ni une, ni deux, Thierry entame alors les démarches auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPE).
« La DDPE, à qui j’ai montré tous les papiers de soins entrepris depuis 2022, m’a donc demandé que la personne qui hébergeait le chat au début lui envoie un mail pour certifier mes dires. » (Thierry Puech)
Après une semaine d'attente, Thierry vient finalement d'obtenir gain de cause et les menaces de poursuite ont été abandonnées par la préfecture.
Tout est bien qui finit bien !
