Un acte de cruauté insupportable.
La commune de Saint-Julien, dans les Côtes-d’Armor, a été le théâtre d’une scène glaçante. Une jument a failli périr dans d’atroces souffrances après avoir été recouverte d’un produit combustible.
L’auteur de ce geste a ensuite mis le feu à son pré. Elle serait morte dans les flammes sans l’intervention de son propriétaire.
Un homme asperge une jument d’un produit inflammable et met le feu
Les faits se sont déroulés dans la soirée du samedi 18 juillet, vers 22 heures, rapporte Ouest-France. Ce soir-là, un homme portant un casque blanc a aspergé le dos d’une pouliche avec un produit inflammable alors qu’elle se trouvait dans un champ, relate le quotidien régional.
Mais ce n’est pas tout. Cet individu a également versé le liquide sur le sol, près des sabots de l’animal, avant d’y mettre le feu. Lorsque cela s’est produit, le propriétaire de l’équidé, un éleveur à la retraite, se trouvait à quelques mètres.
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« J’ai tout vu. Il y avait des flammes sur le sol », raconte-t-il à nos confrères.
Il est alors intervenu pour mettre sa jument à l’abri. Il l’a fait reculer avant d’éteindre le feu avec l’eau des bacs et des seaux.
Par chance, celle-ci s’en est sortie sans blessure. Les trois chevaux de trait qui partagent le terrain avec elle sont également indemnes.
Selon l’éleveur, le responsable a pris la fuite en courant, puis a quitté les lieux sur son scooter.
« Il était 10 à 15 mètres devant moi. Je n’ai pas pu le rattraper », explique-t-il.
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Une enquête ouverte
Ce n’est pas la première fois que le retraité croise la route de cet homme.
« Juste avant d’effectuer ce geste, le gars, que je n’avais pas vu rôder dans le coin depuis un mois, donnait de l’herbe à la pouliche. Je suis resté regarder. J’ai laissé faire », précise le sexagénaire.
Il ajoute qu’un incendie s’était déjà déclaré dans son hangar en juin dernier. Après cet incident, il avait installé une caméra de surveillance. Au cours du même week-end, la cabane de son voisin a également échappé de peu aux flammes. L’éleveur a, de son côté, déposé deux plaintes à la gendarmerie de Quintin.
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« Dans sa fuite, l’incendiaire a perdu une enveloppe. Le lendemain, les militaires ont trouvé une petite bouteille de Coca. C’est sans doute celle qu’il a utilisée pour mettre le feu. Il avait une bouteille plastique dans les mains quand il a aspergé mon cheval », détaille l’intéressé.
Une enquête a été ouverte par les autorités, qui disposent d’un signalement du suspect. Celui-ci serait originaire d’une commune voisine. Au moment où nous écrivons ces lignes, il n’a pas encore été interpellé, précise Ouest-France.
