Cotentin : un père et sa fille tombent nez à nez avec un oiseau qui n'existe plus en France

664partages

Dans le Cotentin, un père et sa fille ont rencontré un oiseau peu commun : une grande outarde. Le volatile avait disparu de la France depuis des dizaines d’années.

Samedi 23 octobre, Sébastien Harir est sorti avec sa fille Melyssa pour cueillir des champignons, dans le Cotentin. Pendant leur promenade, la petite famille a fait une rencontre pas comme les autres. Sébastien et Melyssa ont croisé un oiseau qu’ils ne connaissaient pas et qui ressemblait à une petite autruche.

« Au début, je ne pensais pas que c’était vivant. Avec ma fille, on a cru que c’était une petite autruche ! Cela y ressemblait vraiment », a raconté Sébastien.

Un oiseau disparu en France

Sébastien a pris des photos de l’animal et les a postées sur les réseaux sociaux pour tenter d’avoir des renseignements sur l’espèce. Rapidement, il a appris qu’il s’agissait d’une grande outarde, un oiseau originaire d’Europe et d’Asie.

Le volatile mesure une cinquantaine de centimètres, possède un long cou gris, des grandes pattes et des plumes rousses rayées de noir. Cette espèce fait partie de la liste de rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Peu peureuse, la grande outarde est restée près de Sébastien et Melyssa, et semblait habituée à la présence humaine.

« On pouvait quasiment le toucher. On est resté un petit quart d’heure à côté de lui. Il n’avait pas du tout peur », a déclaré Sébastien.

Une bague sur la patte de l’oiseau

La présence de cet oiseau dans le Cotentin est improbable, puisque cette espèce a disparu de la France depuis des décennies. Grâce aux photos prises par Sébastien, on a pu remarquer que l’oiseau possédait une bague sur l’une de ses pattes. Cet indice laisse penser que le volatile a pu s’échapper d’un zoo ou qu’il pourrait appartenir à un collectionneur.

« La bague ne paraît pas être issue d’un programme scientifique. Ce qui est certain, c’est qu’il n’a absolument rien à faire chez nous. Ce n’est pas normal qu’il soit imprégné de cette manière à l’Homme. Il a peu de chances de survivre longtemps comme ça. Dans le Cotentin, son avenir est quasiment voué à l’échec », a regretté Richard Grège, ornithologue.

L’oiseau pourrait également faire partie d'un programme de réintroduction venu de Grande-Bretagne, qui a débuté en 2004. Ce programme a pour but de faire vivre une petite population de grandes outardes de manière indépendante, afin de préserver l’espèce. Ainsi, il se pourrait que l’oiseau ait réussi à traverser la Manche et à venir jusqu’en France.