Dans l'Ain, deux jeunes sauvent la vie d'un chevrillard retrouvé inerte et frigorifié dans la neige

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Voici une belle histoire qui fait beaucoup de bien par les temps qui courent ! Le 30 décembre dernier, à Poizat-Lalleyriat dans l’Ain, Laurine Miguet et Tristan Portas, deux jeunes roulent tranquillement à bord de leur véhicule quand ils aperçoivent sur le bas-côté une masse marron : un chevrillard inerte. Grâce aux bons gestes, ils lui ont sans doute sauvé la vie.

Crédit : Laurine Miguet

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La rencontre s’est déroulée sur le trajet entre Cuvery et Poizat-Lalleyriat, sur une route enneigée à quelques centaines de mètres seulement de la seconde commune mentionnée. Sans une seconde d’hésitation, les deux jeunes de 18 et 21 ans sont sortis de la voiture pour venir en aide à l’animal en détresse.

Rapidement, ils se rendent compte que le faon n’est pas blessé, et n’a donc pas été percuté par un véhicule mais qu’il est transit de froid, épuisé et manque d’énergie pour se relever. En humains protecteurs, Laurine et Tristan ont d’abord voulu le réchauffer avant de tenter de le remettre sur ses pattes afin qu’il puisse reprendre le chemin de la forêt, en vain.

Abandonné par sa mère ?

Finalement, ils l’ont porté jusqu’à la lisière de la forêt pour l’éloigner de la route puis après de longues minutes à l’entourer et le caresser, le jeune faon à trouver l’énergie suffisante pour reprendre sa liberté. Pas encore tout à fait rassurés, les deux sauveurs ont ensuite attendu plus d’un quart d’heure dans le froid pour être certains que l’animal ne fasse pas demi-tour et ils ne l’ont pas revu.

Évidemment, impossible de savoir ce qui a pu arriver au petit faon mais il a pu être abandonné par sa mère. En effet, cette situation peut se présenter lorsque cette dernière a une nouvelle portée et peut-être contrainte d’abandonner le plus âgé, afin de s’occuper de ses nouveaux petits.

Crédit : Laurine Miguet

« Il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait d’un animal. Nous nous sommes arrêtés espérant le trouver en vie, il était inerte. Il aurait pu avoir été heurté par un véhicule, vu sa position. En avançant, nous avons reconnu un faon, petit du cerf, qui bougeait, ou plutôt, tentait de bouger. Il aurait pu être en difficulté sur la route verglacée. Nous avons pris le temps de nous rapprocher afin de ne pas l’effrayer, et après quelques minutes, nous étions à ses côtés. Nous avons commencé à le caresser, ce qu’il semblait apprécier. Le contact amical étant établi, nous avons cherché une éventuelle blessure, en vain, fort heureusement. Nous l’avons alors redressé, mis sur ses pattes, et il tenait debout, tant bien que mal, tout en restant sur place, à nos côtés » a expliqué Laurine à nos confrères du Progrès.

Tristan ajoute : « nous avons souhaité l’éloigner de la route, en le portant délicatement, mètre après mètre. Il faisait son poids ! Mais il restait très fragile, totalement déboussolé, et revenait vers la route. Il était tétanisé par le froid. Aussi, nous l’avons caressé, frictionné, pendant plusieurs minutes afin de le réchauffer. Soulagement quand nous avons constaté qu’il commençait à réagir. Nous l’avons alors guidé vers la forêt proche, dans laquelle il s’est enfoncé, sans doute à la recherche de sa mère. Mais ce qui nous a particulièrement touchés et émus, c’est lorsque, avant de partir, comme s’il souhaitait nous remercier, il s’est rapproché de nous. Nous en avons profité pour lui faire un dernier câlin, un petit bisou d’adieu. »

Crédit : Laurine Miguet

Crédit : Tristan Portas

En tout cas, on espère que le faon se porte bien et que cette épreuve l’a rendu plus fort. Un grand bravo à Laurine et Tristan !

Source : Le Progrès