Après avoir passé 26 ans seul dans la jungle, le dernier survivant d'une tribu indigène a trouvé la mort au Brésil

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Le 23 août dernier, le corps sans vie du dernier survivant d’un peuple indigène a été retrouvé en Amazonie brésilienne. Connu sous le nom d’«Indien Tanaru», il aurait passé trois décennies en isolement volontaire dans la jungle.

L’homme le plus seul du monde s’en est allé.

Mardi 23 août, le corps sans vie du dernier survivant d’un peuple autochtone d’Amazonie a été retrouvé dans une hutte en terre indigène Tanaru (Brésil), a annoncé la Funai, l’agence gouvernementale brésilienne pour les affaires indigènes.

«Le corps de l’homme a été retrouvé à l’intérieur de son hamac dans sa hutte située sur le territoire de Tanaru, le 23 août, lors d’une ronde de suivi et de surveillance», a-t-elle précisé dans un communiqué.

Il vivait seul dans la jungle depuis 26 ans

Vous l’ignorez peut-être, mais il était surnommé l’«Indien Tanaru» («Indien du trou»). La raison ? Il avait pour habitude de creuser des trous profonds dans les huttes où il habitait.

Selon les autorités locales, l’homme aurait passé 26 ans en isolement volontaire dans la jungle, après la lente disparition des membres de sa communauté, déjà très petite, au milieu des années 90, lorsque bûcherons et éleveurs ont accaparé les terres alentour.

Crédit Photo : La Funai

Pour le moment, nous ignorons les causes de son décès, mais «aucun signe de violence ou de lutte» n'a été décelé sur les lieux, selon la Funai : «Tout indique que le décès est dû à des causes naturelles». L’agence a également souligné n’avoir trouvé aucun indice de présence d’autres personnes sur les lieux.

Symbole du génocide autochtone du Brésil

Selon l'ONG Survival, la terre indigène Tanaru est un îlot entouré de vastes ranchs de bétails, et est située dans l’une des régions les plus dangereuses du Brésil, principalement en raison de l’exploitation minière illégale et de la déforestation.

«Aucune personne extérieure ne connaissait le nom de cet homme, ni même beaucoup de choses sur son peuple et avec sa mort, le génocide de son peuple est terminé», a déclaré Fiona Watson, directrice de recherche à Survival, qui avait visité le territoire Tanaru en 2004.

Avant d’ajouter : «Avec sa mort, c'est la fin du génocide de ce peuple indigène (…)C'était un véritable génocide, l'élimination délibérée d'un peuple entier par des éleveurs de bétail avides de terres et de richesses».

Source : AFP
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