Un exosquelette révolutionnaire, qui permet aux paraplégiques de marcher, est actuellement testé en centre de rééducation

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Un nouveau modèle d’exosquelette fabriqué par une entreprise française permet aux paraplégiques de remarcher.

La société Wandercraft, fondée par 3 anciens pensionnaires de l’école polytechnique, vient d’obtenir une autorisation de mise sur le marché pour son nouveau prototype d’exosquelette.

Baptisé l’Atalante, ce dernier est présenté comme le « premier robot marcheur au monde qui s’auto-stabilise sans béquille ou sans déambulateur ».

Fort d’une structure de 65 kg, cet engin révolutionnaire - dont la fabrication aura nécessité 6 longues années de travail - pourrait permettre aux patients paraplégiques de remarcher.

Épousant la silhouette du patient et détectant les moindres mouvements grâce à des capteurs, cette « armure » permet en effet de se déplacer avec de simples gestes. Une impulsion vers l’avant enclenche ainsi la marche et une inclinaison vers la droite ou vers la gauche permet de se diriger vers les côtés.

« La sensation de se relever pour la première fois est extraordinaire »

L’Atalante est actuellement testé dans des centres de rééducation et suscite beaucoup d’espoir chez les patients atteints de paralysie. C’est notamment le cas de Floriane, qui a eu la chance d’essayer l’appareil. Une expérience unique comme elle le raconte à nos confrères du Parisien.

« La sensation de se relever pour la première fois est extraordinaire (…) C’est incroyable de se retrouver à la même hauteur que les autres, d’avoir les mains libres et de se lever sans effort », se réjouit la jeune femme, qui se déplace en fauteuil roulant depuis plusieurs années maintenant.

Crédit photo : capture d'écran You Tube

Malgré le coût élevé de l’appareil, « entre 100 000 € et 200 000 € », qui pourrait freiner sa commercialisation, ses créateurs ambitionnent néanmoins d’équiper un grand nombre d’établissements spécialisés dans un futur proche, misant sur d’excellents résultats.

« Notre ambition est de proposer un modèle individuel pour un usage quotidien »

« D’ici 12 à 18 mois, nous espérons travailler avec une quinzaine de centres en France et une trentaine à travers l’Europe. À terme, notre ambition est de proposer un modèle individuel pour un usage quotidien », explique ainsi Jean-Louis Constanza (cofondateur de Wandercraft), qui s’appuie sur des études ayant « prouvé que l’appareil permet d’optimiser la fréquence et l’efficacité des exercices ».

« Nous espérons maintenant confirmer l’hypothèse selon laquelle la marche autonome pourrait réactiver les mécanismes de plasticité neuronale », ajoute l’intéressé.

En outre, une utilisation quotidienne pourrait également permettre une limitation des pathologies qui affectent les patients paralysés et alités.

Vous l’aurez compris, l’Atalante - au même titre que d’autres prototypes comme celui développé par le centre de recherche biomédicale Climatec - pourrait, à l’avenir, bouleverser le quotidien de nombreuses personnes atteintes de paralysie.

L’espoir est en marche !

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Source : Le Parisien
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