Chili : un archipel, réputé pour la pureté de ses eaux, durement touché par une marée noire

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Faisant partie de l'une des régions où l'eau est considérée comme la plus pure au monde, la Isla Guarello (Chili) a subi une importante marée noire qui menace tout un écostyème.

Un incident survenu le samedi 27 juillet dans le port d’une exploitation minière, située sur l’île de Guarello (Chili), a provoqué une importante marée noire qui menace l’écosystème de cette région de Patagonie, réputée pour la pureté de ses eaux.

Quelque 40 000 litres d’hydrocarbure se seraient ainsi déversés au large de l’archipel Madre de Dios, lequel se situe au-delà des Cinquantièmes hurlants, à des latitudes comprises entre le 50e et le 60e parallèle au sud du Chili, une zone redoutée par les navigateurs en raison des vents violents qui balayent les flots.

Crédit photo : emperorcosar / Shutterstock 

Considérée comme la plus australe au monde, la mine installée sur l’ile et exploitée par la compagnie CAP pour son calcaire, représente la seule activité humaine recensée sur place.

L’exploitation étant isolée, celle-ci nécessite un certain nombre de ravitaillements en énergie qui ne peuvent être acheminés que par voies maritimes.

C’est manifestement durant l’un de ces réapprovisionnements par bateau qu’un incident grave a eu lieu, faisant craindre une catastrophe écologique majeure dans cette région abritant une faune marine abondante, composée - entre autres espèces - de baleines, de dauphins ou encore de phoques.

« Face à cette urgence, la Troisième zone navale a ordonné le déploiement immédiat d’unités sur le site, afin de contrôler et d’atténuer les éventuels dégâts », a annoncé la marine militaire qui a envoyé deux navires sur le site, accompagnés d’une équipe spécialisée dans la lutte contre la pollution.

Selon les autorités locales, des bouées ont par ailleurs été installées pour contenir la nappe de pétrole qui pollue les eaux.

La communauté indigène locale des Kawésqars, dont les croyances et la culture sont très attachées aux océans, s’inquiète déjà des répercussions écologiques d’un tel drame. De son côté, Greenpeace affirme que la biodiversité de la zone est en danger.

La justice chilienne a ouvert une enquête afin de déterminer les causes exactes de cet incident, dont les conséquences pourraient s’avérer désastreuses.

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