Cinq étudiantes nantaises créent une paille capable de détecter le GHB

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Coup de projecteur sur une très belle initiative à mettre au crédit de cinq étudiantes nantaises qui ont mis au point une paille anti-GHB.

Ces derniers mois, un phénomène très inquiétant a été observé dans plusieurs villes de France, où des cas d’amnésies passagères ont été rapportés chez certaines femmes, agressées sexuellement après avoir été droguées à leur insu dans des débits de boissons.

Dans le sillage de ces terribles faits divers, le hashtag #BalanceTonBar s’est répandu comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, où de nombreuses victimes ont témoigné de cette douloureuse expérience.

Crédit photo : Nicolas Vallauri / MaxPPP

« L’idée c’est de pouvoir aller en soirée l’esprit tranquille » : 5 étudiantes nantaises inventent une paille anti-GHB

Des témoignages aussi durs que nécessaires qui ont (re)mis en lumière la problématique de la drogue du viol : le GHB (gammahydroxybutyrique).

Incolore et inodore, cette dernière a la particularité d’avoir des propriétés sédatives, anxiolytiques et euphorisantes qui la rendent particulièrement redoutable lorsqu’elle est utilisée par des prédateurs sexuels, lesquels en versent dans le verre de leur proie avant de passer à l’acte.

Désireuses de protéger les femmes et mettre les violeurs hors d’état de nuire, cinq étudiantes nantaises ont mis au point une paille capable de détecter le GHB.

« On devait construire un business plan autour d’une innovation ? Et on s’est dit que commercialiser une paille anti-drogue, ce serait une bonne idée parce qu’on connaît toute, de près ou de loin, quelqu’un qui en a été victime », raconte l’une d’entre elles, interrogée par nos confrères de BFM TV.

« Franchement autour de nous, on entend assez souvent des histoires de filles qui ont été droguées à leur insu en soirée. C'est l'accumulation des témoignages qui nous a donné l'idée de ce projet. On connaît une fille à qui c'est arrivé récemment à Toulouse, une autre à Noirmoutiers... En temps que jeunes femmes, nous aussi on va en soirée. Et c'est vrai que quand on sort, la peur que ça nous arrive est toujours dans un coin de notre tête », précise-t-elle encore.

Le concept est très simple, il consisterait à accrocher à une paille en acier inoxydable un anneau jaune clair, qui changerait de couleur au contact du GHB, devenant ainsi vert foncé.

Si l’invention n’en est pour l’instant qu’au stade du projet, les cinq étudiantes sont d’ores et déjà entrées en contact avec une chimiste afin que celui-ci devienne réalité.

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