Le coronavirus gagne du terrain en Chine, un cas suspect en France

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Alors que l’épidémie de coronavirus qui frappe la Chine gagne du terrain, des mesures de quarantaine ont été prises dans le pays.

L’heure n’est pas encore à la psychose mais le monde a tout de même les yeux braqués sur la Chine, où la situation sanitaire devient préoccupante après le vingt-septième décès imputé au nouveau coronavirus, désormais transmissible d’humain à humain.

Ce mystérieux virus d’origine animale, qui a fait son apparition au début du mois de décembre sur un marché de Wuhan, capitale de la province de Hubei, mobilise en effet les autorités chinoises qui ont décidé de confiner 40 millions d’habitants dans 13 municipalités.

« Il n'y a pas de cas douteux » en France 

Selon les chiffres officiels, 830 personnes seraient désormais contaminées en Chine et 177 d’entre elles sont jugées dans un état grave par la Commission chinoise de la santé.

Il y aurait en outre plus d’un millier de cas suspects surveillés par les services sanitaires, qui souhaiteraient construire un hôpital spécialisé en 10 jours, afin de parer à toute éventualité.

Des cas de contamination ont également été recensés à Hong Kong, Macao, Taïwan, Singapour, mais aussi en Corée du Sud, au Japon, en Thaïlande, au Vietnam et même aux États-Unis, faisant craindre une épidémie à l'échelle mondiale.

De son côté, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) - qui a baptisé le virus « 2019-nCoV » - s’est réunie à la hâte ce jeudi à son siège de Genève pour évoquer la situation qu’elle a jugée préoccupante, tout en affirmant qu’il était « trop tôt » pour parler « d’urgence de santé publique de portée internationale ».

En France, Agnès Buzyn s’est voulue rassurante quant aux risques d’épidémie en affirmant qu’il n’y avait « pas de cas douteux » pour l’instant sur le territoire.

L’hypothèse d’un premier cas suspect dans l'hexagone, celui d’une femme rentrée de Wuhan (foyer principal de contamination) a finalement été écartée après une série d’examens médicaux.

La ministre de la Santé a par ailleurs annoncé la mise en place d’un test de diagnostic rapide dans les hôpitaux, d’ici la semaine prochaine.

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