Coronavirus : des médecins décident de soigner des patients avec de la chloroquine à Marseille

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Au septième jour de confinement, les cas de contaminations au coronavirus explosent en France. Dans le même temps, des médecins marseillais ont décidé de passer à la vitesse supérieure.

Alors que la situation continue de s’aggraver sur le front de la lutte contre l’épidémie de coronavirus en France (16 018 cas avérés et 674 décès désormais), six médecins ont fait le choix – à tort ou à raison – d’utiliser le fameux traitement à la chloroquine pour soigner les patients contaminés par le Covid-19.

Ces six praticiens, tous pensionnaires de l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée Infection de Marseille, refusent d’attendre les résultats des études thérapeutiques, faisant fi des recommandations sanitaires.

Crédit photo : barang / Shutterstock

« Nous prenons les affaires en main »

Par le biais d’un communiqué, les Pr Philippe Brouqui, Jean-Christophe Lagier, Matthieu Million, Philippe Parola, Didier Raoult et le Dr Marie Hocquart justifient cette décision en invoquant leur « devoir de médecin ».

En conséquence, ces derniers ont décidé « pour tous les malades fébriles qui viennent consulter, de pratiquer les tests pour les diagnostics d’infection à Covid-19 ».

Désormais, dès le diagnostic, les six médecins proposeront aux patients infectés, « dont un grand nombre a des lésions pulmonaires au scanner », un traitement par l’association d’hydroxychloroquine (200mg x 3 par jour pendant 10 jours) et d’Azithromycine (500 mg le 1er jour puis 250 mg par jour pour 5 jours de plus), en respectant bien sûr les précautions d’usage.

Dans les cas de pneumonie sévère, un antibiotique à large spectre sera également associé.

Les médecins rebelles, qui par leur acte vont à l’encontre des autorités, affirment « qu’il n’est pas moral que cette association (de médicaments) ne soit pas inclue systématiquement dans les essais thérapeutiques concernant le traitement de l’infection à Covid-19 en France ».

« En résumé, nous prenons les affaires en main », préviennent-ils.

Source : AFP
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