Selon une étude, 57% des infirmiers seraient en burn out à cause du coronavirus

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Selon une étude réalisée par l'Ordre national des infirmiers, 60 % des soignants seraient en burn-out à cause du coronavirus et 40 % d'entre eux penseraient à changer de métier.

L'étude alarmante a été publiée par le quotidien Le Parisien ce dimanche 11 octobre. Selon le sondage réalisé par l'Ordre national des infirmiers, de nombreux soignants seraient ainsi épuisés par la gestion de la crise du Covid-19.

Si 33 % des personnes interrogées estiment qu'elles étaient déjà sous tension avant l'arrivée du virus, ce dernier a aggravé la situation.

40 % des infirmiers pensent à se reconvertir

Parmi les 60 000 soignants interrogés, 40 % pensent à changer de métier.

« Ce chiffre est important, voilà pourquoi on lance l'alerte. On observe un mal-être croissant en à peine six mois. Ne pas voir le bout du tunnel, lorsqu'on est en première ligne, c'est très compliqué. Tout le monde se pose la même question : quand est-ce que ça va s'arrêter ? », déclare Patrick Chamboredon, président de l'Ordre des infirmiers.

Crédit photo : FamVeld / Shutterstock

De plus, 57 % des sondés affirment être dans une situation d'épuisement professionnel depuis le début de la crise.

« Les soignants sont à bout, éreintés par des mois de travail acharné. Avec la crise sanitaire, une journée classique d'une infirmière dure 12 heures », explique pour sa part Noémie Banes, infirmière et présidente du collectif inter-urgences.

Des conditions de travail difficiles

Depuis l'arrivée du Covid-19, les urgences sont surchargées partout en France et les services de réanimation sont saturés. Un tiers des infirmiers interrogés déclarent travailler en effectifs réduits.

Les soignants affirment également ne pas avoir assez de temps pour prendre en charge les patients à cause du rythme de travail trop élevé.

Crédit photo : Rawpixel.com / Shutterstock

« On nous demande de reporter nos jours de repos et de vacances, c'est éreintant... Nous ne sommes pas suffisamment nombreux pour assurer le fonctionnement de certains services. On a le sentiment de ne pas être assez épaulés par le gouvernement pour faire face à cette situation », déplore l'infirmière.

Pour faire entendre leur mécontentement, plusieurs collectifs de soignants ont fait appel à une journée de mobilisation et de grève nationale le 15 octobre prochain. Ils demandent que plus de personnel soit embauché, ainsi qu'une « revalorisation significative des salaires ».

Source : Le Parisien
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