Covid-19 en Tunisie : ce directeur d'hôpital, en proie à une pénurie d'oxygène, craque en direct et émeut les internautes

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Une vidéo, dans laquelle le directeur d’un hôpital tunisien craque en direct devant une caméra de télévision, a bouleversé les internautes le 18 juillet dernier, mettant en lumière la situation dramatique de la Tunisie, en proie à une flambée épidémique de Covid-19.

Les images parlent d’elles-mêmes !

Alors que la Tunisie connaît actuellement une explosion record des cas de Covid-19, la vidéo poignante d’un directeur d’hôpital en larmes, à cause du manque d’oxygène de son établissement, a fait le tour des réseaux sociaux.

Désemparé et impuissant, l’homme, pendu au téléphone, craque alors que des dizaines de patients sont soignées dans son service acculé.

La scène se déroule à Mateur, au nord-ouest du pays, et illustre à elle seule les difficultés auxquelles sont confrontés les médecins tunisiens.

Impuissant face à la pénurie d'oxygène dont souffre son hôpital, ce directeur fond en larmes 

Cette séquence délicate a été immortalisée par un journaliste local, Soufien Ben Aissa.

Joint ce lundi par nos confrères du Parisien, ce dernier raconte :

« Cela s’est passé hier (dimanche 18 juillet), en début d’après-midi. Des familles de malades inquiètes étaient dehors, impatientes de voir les bouteilles d’oxygène arriver. Mais le camion chargé de ravitailler l’hôpital ne venait pas. J’ai tourné la tête et j’ai vu cet homme s’effondrer, en larmes, qui nous a dit qu’il n’y avait plus du tout d’oxygène et qu’il perdait des patients », explique ainsi l’intéressé.

Des sanglots qui ont suscité une vague d’émotion sur les réseaux sociaux.

Touchée par une flambée épidémique sans précédent depuis deux semaines, la Tunisie - où seulement 4 % de la population est vacciné contre le Covid-19 - traverse actuellement une grave crise sanitaire, accentuée par la pénurie de doses de vaccin.

Malgré la décision de reconfiner certaines régions, tout en prolongeant le couvre-feu, le nombre de décès flambe et de nombreux hôpitaux sont débordés.

Le manque de bouteilles d’oxygène commence également à se faire sentir dangereusement dans plusieurs régions, dont Mateur, où les ravitaillements se font de plus en plus rares.