Amazonie : des chercheurs identifient une nouvelle espèce de ouistiti, le Mico schneideri

Une équipe de scientifiques brésiliens a identifié une nouvelle espèce de ouistiti, le Mico schneideri ou tout simplement ouistiti de Schneider. Il s’ajoute ainsi aux 16 espèces de ouistitis appartenant au genre Mico.

Ouistitis de Schneider. À gauche une femelle, à droite un mâle. Crédit : Scientific Reports

Après Mico emiliae, Mico argentatus, Mico leucippe, Mico rondoni et Mico marcai, une nouvelle espèce vient s’ajouter aux 19 espèces de ouistitis déjà présentes en Amazonie. Pourtant, le Mico schneideri est présent dans cette zone de l’Amazonie depuis 1995.

C’est à la frontière sud de l’Amazonie brésilienne (située dans le Nord-Ouest du pays) qui s’étend sur 2 500 km de long qu’évolue le ouistiti de Schneider. Il vit dans cette zone avec une cinquantaine d’autres espèces de primates parmi les 150 qu’abrite l’Amazonie entière.

Cependant, le ouistiti de Schneider est déjà en proie au danger puisque cet « arc de déforestation » comme on le surnomme est le cœur d’incendies, de déboisements, de conversions des terres agricoles mais surtout, de déforestation.

« Le groupe le plus menacé au monde »

Il aura fallu attendre 2021 et l’étude de l’équipe du chercheur Rodrigo Costa-Araújo, associé au Museu Paraense Emílio Goeldi, publiée dans la revue Scientific Reports, pour identifier le Mico schneideri. Car pendant longtemps, ce dernier était confondu avec son comparse Mico emiliae. Les scientifiques brésiliens viennent de démontrer que le ouistiti de Schneider est une espèce bien distincte, nommée en l’honneur du primatologue brésilien Horacio Schneider.

Le primate mesure 20 cm de long (queue non comprise) avec un pelage plus clair au niveau de la partie supérieure de son corps avant de se dégrader dans des teintes plus sombres dans la partie inférieure, et présentant des teintes orangées au niveau de ses pattes.

« Caractériser la diversité et la distribution des espèces de primates de l’arc de déforestation amazonien est un premier pas nécessaire dont dépendent tous les efforts de conservation basés sur la science », indiquent Rodrigo Costa-Araújo et son équipe dans leur étude.

Les primates, classés « préoccupation mineure » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), sont pourtant « le groupe de vertébrés le plus menacé au monde », conclut l’équipe.

Source : Geo