Fessés, claques, cris... 8 parents sur 10 coupables de violences éducatives sur leur enfant, malgré l'interdiction de la loi

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Dans un dernier sondage réalisé par l’IFOP pour la Fondation pour l’enfance, il est révélé que les violences physiques et psychologiques sont encore largement courantes dans l’éducation des enfants.

Crédit : Boris Jovanovic/ iStock

Les violences éducatives, qu’elles soient physiques ou psychologiques, sont pratiquées par 8 parents sur 10, révèle le sondage mené par l’IFOP et publié dans le JDD. Pourtant, depuis 2019, une loi interdit toutes violences éducatives auprès des enfants. Une loi que 37% des personnes interrogées pour l’enquête avouent ne pas connaître.

Les claques, fessées, cris ou autres procédés comme le chantage (« privation de dessert », « mise au coin » ou « menaces », soit 46% des parents interrogés pour ce dernier) sont pratiquées de façon ordinaire au quotidien, précise le JDD. 23% des parents déclarent ainsi donner des fessées à leur enfant, tandis qu’un quart des interrogés trouvent acceptables les actes de violences dans l'éducation d’un enfant.

« Les violences physiques sont en baisse »

Crédit : MarkPiovesan/ iStock

« Il semble que les violences physiques sont en baisse. Il y a une prise de conscience de la part des parents même si c’est encore insuffisant. Les violences psychologiques, elles, restent encore mal comprises », précise Clémence Lisembard, chargée des missions sociales à La Fondation pour l’enfance.

Outre ces différentes violences adoptées pour l’éducation de leur enfant, les parents sont 40% à considérer que crier sur leur bambin n’est pas une violence éducative ordinaire. Ils sont d’ailleurs 55% des parents à « crier très fort » sur leur enfant lors de réprimandes. Tandis qu’ils sont 48% à les punir et 42% à utiliser la promesse d’une contrepartie.

Pour éviter ce genre de pratiques, Clémence Lisembard conseille : « Les enfants ont besoin d’un cadre pour savoir ce qu’ils peuvent faire, ou pas, et connaître les limites. Sans repères, ils sont en souffrance. Il faut donc clairement les établir, mais de façon non-violente ». La Fondation pour l’enfance réclame des « des recommandations claires pour les familles » afin de faire évoluer l’éducation du côté positif.

Source : Sud Ouest
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