Aux États-Unis, une femme a lancé un essaim d’abeilles sur des policiers qui tentaient d’expulser un homme âgé atteint d’un cancer.
Une affaire douloureuse pour tout le monde.
Rebecca Woods, une apicultrice américaine de 59 ans, a été condamnée le 17 avril 2026 à six mois de prison par le tribunal de district de Springfield, dans le Massachusetts.
La quinquagénaire était jugée pour avoir lâché des essaims d’abeilles sur des adjoints du shérif venus expulser un ami de son domicile, rapporte The Guardian.
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Elle lance des essaims d’abeilles sur des policiers
Les faits remontent au 12 octobre 2022 à Longmeadow, dans le Massachusetts, au cœur d’un quartier résidentiel où se trouvait la maison de l’ami de Rebecca Woods, un homme âgé atteint d’un cancer.
Peu avant l’incident, la mise en cause est arrivée sur place dans une camionnette tirant une remorque, sur laquelle étaient empilées des ruches.
Vêtue de sa combinaison d’apicultrice, elle a ensuite soulevé les couvercles de plusieurs ruches, libérant les abeilles. Les essaims se sont alors dispersés autour de l’habitation.
Ce qui devait arriver arriva : plusieurs policiers ont été piqués à la tête et au visage, et l’un d’eux a dû être hospitalisé, selon le New York Times.
Au cours de la confrontation, la femme a été plaquée au sol par deux agents, puis interpellée avant d’être conduite au commissariat.
Selon plusieurs médias américains, environ un millier d’abeilles ont péri lors de l’incident. Certaines, notamment des ouvrières, sont mortes après avoir piqué, leur propre dard leur ayant été fatal.
« C’était une situation totalement inédite pour nos équipes », a déclaré Nick Cocchi, shérif du comté de Hampden.
« Elle est en train de libérer les abeilles »
La scène, particulièrement chaotique, a été filmée par les dispositifs des forces de l’ordre. Sur ces images, un policier crie « Elle est en train de libérer les abeilles ! » au moment où l’apicultrice soulève les couvercles des ruches.
On y voit également un agent agiter frénétiquement les bras pour tenter de chasser les insectes. Sur place, Rebecca Woods avait été informée que certains adjoints étaient allergiques aux abeilles, ce à quoi elle aurait répondu : « Ah, vous êtes allergiques ? Tant mieux ! ».
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Selon son avocate, Mary Saldarelli, ces propos auraient été prononcés alors que sa cliente était plaquée au sol, le visage contre le bitume. Elle a indiqué s’être rendue sur place après avoir elle-même été victime de plusieurs expulsions, affirmant vouloir protéger des personnes vulnérables face à des prêteurs abusifs pratiquant des taux exorbitants sur des crédits immobiliers atypiques.
L’apicultrice fait appel
L’ami en question, un octogénaire en traitement contre le cancer, s’était déplacé vers une bibliothèque locale pour tenter de déposer une requête visant à suspendre l’expulsion, tandis que Rebecca Woods conduisait les abeilles jusqu’à son domicile.
« Elle espérait sincèrement lui éviter l’humiliation et le traumatisme de perdre son logement », a ajouté l’avocate.
Face à la décision de justice, l’accusée a décidé de faire appel. De son côté, le vieil homme a finalement perdu sa maison, malgré l’intervention de son amie.
Le shérif, quant à lui, a déclaré :
« Nous ne nous contentons pas d’exécuter les décisions de justice. Nous essayons d’accompagner les gens dans des situations difficiles. Et cet engagement ne change pas, même face à ce genre d’événement ».
