En Ouganda, cette girafe naine très rare nommée Gimli fascine les scientifiques

En Ouganda, une girafe fascine les scientifiques depuis des années en raison de son nanisme qui fait d’elle un spécimen unique et particulièrement rare. Identifiée pour la première fois en 2015, avec ses proportions uniques, elle attire immédiatement l’attention de tous ceux qui la croisent.

Crédit : Emma Wells / GCF

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En clin d’œil à sa petite taille, les rangers qui la suivent lui ont donné le nom de Gimli, une référence directe et non dissimulée au personnage nain dans la trilogie culte du Seigneurs des Anneaux. Et pour cause, cette dernière mesure environ 2,70 mètres, certes c’est encore bien plus qu’un humain, mais cela reste la moitié de la taille normale d’une girafe adulte qui peut faire jusqu’à 5,80 mètres.

« En la découvrant pour la première fois, la réaction initiale a été de ne pas y croire » a déclaré au New York Times le chercheur Michael Brown, membre du Smithsonian Conservation Biology Institute situé en Virginie et qui travaille en collaboration avec la Giraffe Conservation Foundation, une ONG dont l’objectif est de construire un avenir durable pour toutes les populations de girafes à l'état sauvage en Afrique.

Une anomalie de croissance des os

Et si des personnes non spécialistes du sujet peuvent se dire au premier abord que la petite taille de Gimli se justifie simplement par le fait qu’il s’agit d’un bébé, il suffit de s’y attarder quelques secondes pour comprendre que ce n’est pas le cas. En réalité, cette girafe miniature est adulte et touchée par une dysplasie squelettique qui se caractérise par des anomalies de la croissance des os ce qui a pour conséquence de diminuer largement le gabarit de l’animal. En effet, Gimli semble avoir un cou très allongé semblable à ces congénères mais ses pattes, en revanche, sont bien plus courtes.

Crédit : Emma Wells / GCF

Le grand point positif est que cette malformation, très rare chez les animaux sauvages, n’a pas l’air de la faire souffrir. Seul hic, c’est forcément un défaut pour se défendre contre les prédateurs qui peuplent la savane et il y a fort à parier que Gimli ne peut pas afficher la même résistance ni la même puissance qu’une girafe de plus de 5 mètres face à un groupe de lionnes par exemple. Concrètement, cela ne remet pas en cause son état de santé général mais fait sans doute indirectement d’elle une proie plus facile.

Surprenant n’est-ce pas ?

Source : Travel + Leisure
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