« Une perte déchirante » : une girafe en voie de disparition meurt coincée dans la porte de son enclos

Le 1er janvier dernier, le zoo de Toronto, au Canada, a annoncé la mort accidentelle de Kiko, une girafe mâle de 13 ans de la race masaï, une espèce en voie de disparition.

C’est une triste tragédie pour un destin funeste ! Kiko, une girafe masaï âgée de 13 ans, est morte le 1er janvier dernier, après s’être coincée dans une porte de son enclos au zoo de Toronto, au Canada.

Le zoo venait d’ouvrir une porte lorsque l’animal s’est retrouvé coincé dans l’ouverture. Pris de panique, la girafe a subi de graves blessures qui se sont révélées mortelles « en raison de l’anatomie particulière de son espèce ». Le personnel du zoo avait tenté de porter secours à Kiko.

« Les girafes masaï ont une tête relativement délicate soutenue par un cou d’environ deux mètres capable de bouger vers l’avant, l’arrière, le haut, le bas et les côtés, ce qui leur permet de changer rapidement la position de leur tête. La nouvelle année a commencé de la manière la plus déchirante avec la disparition soudaine et tragique de Kiko (...). Les girafes masaï sauvages sont soumises à une forte pression, ce qui rend la perte d’un seul individu en captivité particulièrement déchirante »

La girafe KikoCrédit photo : Sheldrick Wildlife Trust

Une espèce en voie d’extinction pour laquelle Kiko était un mâle reproducteur important

Grant Furniss, directeur des activités de la faune au Zoo de Toronto, explique que Kiko, qui était un jeune mâle en état de se reproduire, était un pilier du programme de survie des espèces.

« Kiko était l’un des mâles reproducteurs les plus importants du Programme de survie des espèces. C’est une perte énorme pour la communauté des girafes masaï »

La girafe KikoCrédit photo : Sheldrick Wildlife Trust

Mistari, la dernière girafe masaï femelle du zoo de Toronto, porte l’héritage de l’espèce, puisqu’elle est actuellement enceinte d’un girafon dont le père est Kiko.

« Nous mettons maintenant beaucoup d’efforts sur Mistari, car elle porte le petit de Kiko. Il y a au moins cet héritage qui se poursuivra »

Cette espèce qui était autrefois la plus répandue parmi les girafes, est classée en danger par l’Union internationale pour la conservation de la nature depuis 2018. Leur population a diminué de près de 50 % en trois décennies, et il ne reste plus que 43 000 girafes masaï, selon l’établissement.


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