La polémique enfle suite à l'exclusion d'un écolier de 7 ans, raccompagné par la police car sa mère n'a pas payé la cantine

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La polémique ne cesse d’enfler suite à l’exclusion d’un enfant, privé de cantine et reconduit à son domicile par la police.

Rappel des faits : le 9 septembre dernier, cet écolier, scolarisé dans la commune de Saint-Médard-de-Guizières (Gironde), avait été raccompagné chez lui par un policier municipal à l’heure du déjeuner.

Motif invoqué ? Sa mère n’a pas réglé des impayés de cantine et la facture s’élèverait à 900 euros.

Crédit photo : Ercan Senkaya / Shutterstock

Polémique suite à l'exclusion d'un enfant, raccompagné chez lui par la police car sa mère n'avait pas payé la cantine

Aussitôt révélée, l’information a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux et la classe politique s’est immédiatement engouffrée dans la brèche.

L’affaire continue aujourd’hui d’alimenter les débats et prend des proportions inimaginables.

Malgré la tempête médiatique, la mairie de Saint-Médard-de-Guizières persiste et signe !

« Cet enfant a été ramené dans de très bonnes conditions. On lui a dit que sa maman avait oublié de lui dire qu’il ne mangeait pas à sa cantine, et que comme elle connaissait le policier municipal, elle lui avait demandé de le ramener. L’enfant était ravi de monter dans la voiture de police, il avait le sourire et à aucun moment il n’a été psychologiquement atteint », s’est ainsi défendu la maire de la commune, Mireille Conte-Jaubert, interrogée par France Bleu.

« Ce qui est traumatisant pour l’enfant, c’est d’avoir été ramené chez lui parce que sa maman ne payait pas la cantine », a-t-elle ajouté au micro de BFM TV.

Le son de cloche est toutefois très différent du côté de la mère, laquelle s’est confiée, de manière anonyme, à nos confrères de LCI.

Selon elle, « il (l’enfant) était vraiment très mal. Il a très mal vécu que tous les copains, sa petite copine, lui fassent des remarques, du genre ‘tu vas aller en prison’, et d’être affiché devant l’école tout simplement », a ainsi affirmé la maman.

L’histoire ne devrait pas en rester là car la défenseure des droits, Claire Hédon, s’est saisie d’office ce lundi, rappelant au passage que « les enfants doivent être laissés à l’écart des conflits entre leurs parents et l’administration ».

Vous l’aurez compris, l’affaire n’a pas fini de faire grand bruit !