Ce samedi 31 janvier, des manifestations de policiers sont prévues dans de nombreuses villes de France. Les syndicats à l’origine du mouvement invitent les Français à défiler à leurs côtés.
Une prise de conscience citoyenne ! Telle est l’ambition des deux syndicats de police qui appellent les Français à venir grossir les rangs de leurs différentes manifestations ce samedi 31 janvier dans 24 villes de France.
Les syndicats policiers dénoncent la situation sécuritaire délicate du pays, évoquant les violences gratuites et l’effondrement de l’autorité. Leur slogan est sans ambiguïté : "stop aux promesses sans actes, stop à l’effondrement de l’autorité, stop à l’insécurité, stop à l’impunité".
"On appelle à l'aide, c'est la seule solution qui nous reste, il faut une prise de conscience citoyenne. On sait que la population protège et aime sa police mais bientôt, on ne pourra plus assurer la sécurité des personnes et des biens, aujourd'hui on nous abandonne".
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Ces propos sont signés de Fabien Vanhemelryck, Secrétaire général du syndicat Alliance Police nationale. Ce dernier relate notamment auprès de RMC la violente agression en septembre dernier d'un policier de la bac à Tourcoing :
"C'est l'exemple concret de ce qu'on dénonce dans cette mobilisation. C'est ce qui se passe réellement sur le terrain, des milliers de policiers sont agressés, la violence est devenue gratuite et omniprésente comme l'insécurité et on n'arrive plus à éradiquer le problème. Des collègues sont épuisés physiquement et psychologiquement et celui de Tourcoing sera choqué pendant longtemps. Il n'y a plus une intervention qui se passe bien. Il y a des millions d'interventions et dans chaque intervention, il y a un danger plus fort qu'avant"
Les syndicats de police dénoncent leurs conditions de travail
Aujourd’hui, les gens n’ont plus peur de la police et cette absence de peur conduit à de nombreuses altercations lors desquelles les agents de police se sentent vulnérables et exposés comme l’indique une policière auprès de RMC :
"Être policier, c'est une vocation et une passion parce qu'on veut protéger la veuve et l'orphelin. On a des gens qui nous appellent pour un tapage nocturne, et derrière ce sont des dizaines de jeunes qui nous attendent avec des mortiers d'artifices. C'est un piège et ils veulent nous tuer"
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Cela fait plusieurs mois maintenant que les syndicats de police tirent la sonnette d’alarme pour dénoncer leurs conditions de travail et le manque de moyens alloués par l’État. À l’instar du « commissariat de la honte » de Perpignan (Pyrénées-Orientales), où les agents composent au quotidien avec inondations, remontées de matières fécales et rats, et réclament des nouveaux locaux de toute urgence.
