Depuis 9h22, les femmes « travaillent gratuitement », un symbole de l'inégalité salariale entre les hommes et les femmes

La date est tombée : depuis ce mercredi matin à 9h22, les femmes travaillent gratuitement. Chaque année, cette date symbolique dénonce l’écart de salaire entre les hommes et les femmes.

Ce mercredi 3 novembre est une date emblématique dans la lutte contre les inégalités salariales entre les hommes et les femmes. Depuis ce matin à 9h22, les femmes travaillent gratuitement, et ce jusqu’à la fin de l’année. Tous les ans, la différence de salaire entre les sexes est calculée par Les Glorieuses, un collectif féministe.

Cette date est un vrai symbole et une façon de prouver que l’égalité salariale entre les hommes et les femmes n’est toujours pas respectée en France. En 2021, les femmes sont toujours moins payées que les hommes, alors que l’égalité salariale est inscrite dans la loi depuis bientôt 50 ans.

Un écart de salaire de 16,5%

En 2016, les femmes ont travaillé gratuitement à partir du 7 novembre, à 16h34. En 2018, cette date a été avancée au 6 novembre, à 15h15, contre le 4 novembre en 2018. Chaque année, la différence salariale augmente, et l’écart se creuse de plus en plus entre les hommes et les femmes.

« L’égalité est un choix moral et un choix économique. En 2021, l’inégalité salariale se creuse avec un écart de salaire de 16,5%, un pourcentage en hausse constante depuis 2018. Ce constat est sans appel : des mesures concrètes doivent être mises en place. Évitons des dizaines d’années d’inégalités grâce à un plan économique adapté », a déclaré Rebecca Amsellem, économiste.

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Aujourd’hui, le hashtag #3Novembre9h22 va être amplement partagé sur les réseaux sociaux, afin de sensibiliser au maximum les Français sur cette thématique.

Réduire l’inégalité salariale

Rebecca Amsellem a également lancé une pétition, avec trois propositions adressées aux personnalités politiques qui souhaitent se présenter à l’élection présidentielle en 2022. Ces mesures ont pour but de réduire l’inégalité salariale entre les hommes et les femmes.

Parmi ces propositions, Rebecca Amsellem propose que les subventions accordées aux entreprises soient désormais données à une condition : que celles-ci respectent l’égalité salariale.

« L’inégalité salariale se creuse. Nous voulons des mesures concrètes, qui doivent être mises en place dès aujourd’hui afin d’éviter d’attendre 2 234 pour voir naître l’égalité salariale. Oui, l’égalité coûte de l’argent, mais il en va de même pour sauver l’industrie aéronautique. Et c’est un choix que le gouvernement est en mesure de faire pour ses citoyens et citoyennes », a affirmé Rebecca Amsellem.

L’économiste aimerait également qu’une revalorisation des salaires soit effectuée dans les secteurs d’emploi où les femmes sont plus nombreuses, comme c’est le cas pour les infirmières ou les sage-femmes. Enfin, Rebecca Amsellem demande à ce que les congés paternité soient aussi longs que les congés maternité.

Source : Le Parisien