Devant la tour Eiffel, un clitoris géant gonflable a pris place afin de briser le tabou sur cet organe

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Ce lundi 8 mars, des militantes féministes ont installé un clitoris géant devant la tour Eiffel. Cette action pointe du doigt l’inégalité du traitement de cet organe.

À l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, le groupe féministe « Gang du clito » fondée par Julia Pietri et Simone Media ont gonflé un clitoris géant sur le parvis du Trocadéro, à Paris.

À travers cette action, l’artiste Julia Pietri (auteure du livre « Au bout des doigts : le petit guide la masturbation féminine ») dénonce l’inégalité de traitement institutionnel et médical du clitoris.

Crédit Photo : Gang du clito

« Dénoncer l’analphabétisation sexuelle sur le clitoris »

« Faire un énorme clito place du Trocadéro, c’était une bonne manière de sensibiliser beaucoup de monde sur la question, qui est principalement ce qu’on dénonce dans une tribune dans Causetteintitulée « Qui a peur du clitoris ? » : dénoncer l’analphabétisation sexuelle sur le clitoris, qu’elle soit institutionnelle ou culturelle, et dénoncer le retard en médecine sexuelle », indique Julia Pietri ànos confrères de Paris Match.

Selon une étude du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, publiée en 2016, un quart des adolescentes de quinze ans ne savent pas qu’elles possèdent un clitoris. De plus, 83% d’entre elles ignorent sa fonction érogène : « C’est grave aujourd’hui de ne pas pouvoir connaître son corps, quand on sait que l’éducation sexuelle, c’est la base pour pouvoir parler de consentement. Si on dit qu’on n’a rien entre les jambes, on n’a rien à protéger parce que rien n’existe », s’insurge la féministe.

Crédit Photo : Gang du clito

La première échographie du clitoris date de 2008

Dans sa tribune publiée dans le magazine féminin Causette, la jeune femme explique que la première échographie du clitoris date de 2008. Nous la devons à la gynécologue et obstétricienne française Odile Buisson.

« Il faut parler d’égalité de sexe, parler des organes sexuels, comparer le pénis et le clitoris. S’ils ne sont pas traités sur un pied d’égalité, comment voulons-nous que la suite se construise de manière égalitaire ? », poursuit Julia Pietri. Cette dernière s’attaque également à la représentation de cet organe féminin dans les manuels scolaires de SVT.

En effet, seul un manuel sur huit représente correctement le clitoris pour les élèves de quatrième. 

Source : Paris Match
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