Une ligne de train sous-marine de 13 000 km pour rallier les États-Unis ? Voici le projet fou de la Chine

1 474partages

La Chine possède actuellement l'un des réseaux ferroviaires à grande vitesse les plus étendus et les plus impressionnants de la planète, et elle ne montre aucun signe de ralentissement. Alors que son réseau atteint les coins les plus reculés du pays, Pékin pourrait bien passer à la vitesse supérieure avec un projet complètement fou.

Crédit : Andrey Yurlov / Shutterstock

À voir aussi

En effet, selon certains rapports, la Chine souhaiterait construire un train à grande vitesse qui partirait de la Chine continentale, traverserait la Sibérie, dans l'est de la Russie, passerait sous la mer, traverserait le détroit de Béring pour atteindre l'Alaska, puis les pics rocheux du Yukon et de la Colombie-Britannique, au Canada, et enfin les États-Unis. Une fois construite, la ligne de chemin de fer pourrait alors atteindre être longue de plus de 13 000 kilomètres. Le budget pour mettre au point un tel projet est d’environ 170 milliards d’euros. Oui, oui, vous avez bien lu.

Ce train sous-marin a été évoqué pour la première fois en 2014, lorsque plusieurs médias locaux ont publié un rapport obtenu par le Beijing Times qui décrivait les différentes ambitions de la Chine en matière d’infrastructures de transports pour les années et les décennies futures. Selon les dernières informations, la ligne s’appellerait « Chine-Russie-Canada-Amérique » et s'étendrait à travers les quatre nations, les connectant ensemble avec comme objectif principal un boom commercial, touristique et économique.

Seul hic, si le tracé mentionné précédemment venait à être confirmé, notamment à travers le détroit de Béring, cela voudrait dire que la construction elle nécessiterait un tunnel sous-marin quatre fois plus grand que le tunnel sous la Manche et bien plus sophistiqué. Il faudra donc réaliser une véritable prouesse technique pour que ce train voit le jour. À l'époque, lorsque le projet a commencé à faire parler de lui, des ingénieurs chinois affirmaient être déjà en pourparlers avec la Russie au sujet de la construction de la ligne et qu'ils étaient convaincus de pouvoir la créer avec la technologie actuelle.

Crédit : enpeoplecn

En 2018, la Chine a approuvé le premier train à grande vitesse sous-marin au monde, qui devrait s’étendre de Ningbo, une ville portuaire près de Shanghai, à Zhoushan, un archipel au large de la côte est. Ce tronçon de 77 kilomètres de voies ferrées presque entièrement construites à l’heure où vous lisez ces lignes, comprendra une section sous-marine de 16,2 kilomètres. Il s'agira d'un train Maglev, qui lévitera au-dessus d'une voie magnétique tout en étant propulsé à grande vitesse.

Un test grandeur nature sur une ligne de train nationale ?

Bien que ce tunnel soit nettement plus petit que le tunnel sous la Manche, le passage d'un train si rapide représente un nouveau défi. Si l'on sait peu de choses sur l'avancement de la ligne Chine-Russie-Canada-Amérique, certains ont émis l'hypothèse que la ligne Ningbo-Zhoushan pourrait être une sorte de test pour vérifier le bon fonctionnement d’un point de vue technologique afin de mettre en route un projet de bien plus grande envergure.

Aussi impressionnante que soit la ligne Chine-Russie-Canada-Amérique, ses détracteurs ont critiqué la proposition, estimant qu'elle était économiquement superflue, mais également que les avions et les cargos étaient une option moins coûteuse pour le commerce. De leur côté, certains experts en géopolitique affirment que les tensions récentes entre les superpuissances mondiales potentiellement impliquées sur le projet (qui serait le plus coûteux de l’Histoire) pourraient bloquer son avancée.

Crédit : Railly News

Qu’en pensez-vous ?

Source : IFL Science
Plus d'articles
À lire aussi