« Le malheur des uns fait le bonheur des autres », dit le dicton. Ce dernier s’accorde tout particulièrement aux marchés de cryptomonnaie de prédiction dont les parieurs gagnent des sommes folles en misant sur des événements qui pourraient survenir.
Parier sur des événements dramatiques peut rapporter gros
Depuis ce week-end, le Moyen-Orient est secoué par les frappes de missiles et de drônes lancés par l’Iran après les attaques des États-Unis et Israël. Alors qu’on parle beaucoup du cas des influenceurs bloqués à Dubaï, un autre sujet émerge. Celui de paris douteux sur les événements en cours dans cette région du monde.
Comme le rapporte le média canadien Les Affaires, des marchés de cryptomonnaie de prédictions spéculent sur le sort des pays du Golfe. Ainsi, le média indique que plusieurs dizaines de portefeuilles électroniques qui venaient d’être créés ont parié sur des attaques militaires contre l’Iran le 28 février. C’est précisément la date à laquelle les États-Unis ont bombardé le secteur. Pari gagnant donc pour ces parieurs sans scrupule qui ont récolté la somme d’un million de dollars.
Des paris pointés du doigts
Crédit photo : dulezidar/ iStock
Un pari similaire a été observé concernant le décès de l’ayatollah Ali Khamenei. La plateforme Polymarket, spécialisée dans les marchés de prédiction sur des événements, a enregistré des contrats atteignant les 529 millions de dollars. Nos confrères canadiens indiquent qu’un parieur a notamment transformé ses 61 000 dollars en 493 000 dollars de plus-value.
Forcément, de tels paris suscitent l’indignation. L’opérateur de la Bourse de New-York, qui soutient Polymarket, indique que des placements liés à des événements comme la guerre, le terrorisme ou l’assassinat sont interdits sur le sol américain. Cependant, Polymarket opère à l’étranger.
On a observé le même problème chez la plateforme Kalshi, régulée par les États-Unis. Cette fois-ci, la règle a pu s’appliquer. La plateforme a donc suspendu les paris et remboursé les utilisateurs pour un montant atteignant les 2 millions de dollars. Enfin, ce genre de plateformes est un repère pour les délits d’initiés. Dernièrement, c’est Israël qui a engagé des poursuites pénales contre ces plateformes.
