Le contrôle technique pour les deux-roues sera obligatoire à partir de 2023

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L’Union Européenne vient de publier dans le journal officiel le décret. Cette décision ne fait pas l’unanimité chez les motards.

Crédit : IvanRiver/ Shutterstock

« À compter du 1er janvier 2023, les véhicules motorisés à deux ou trois roues et les quadricycles à moteur font l’objet d’un contrôle technique ». Voici ce que stipule le décret publié ce mercredi 11 août dans le Journal officiel.

Longtemps repoussée, cette décision demandée par l’Union européenne entrera en vigueur au 1er janvier 2023. Ce contrôle technique suivra donc le même principe que les contrôles automobiles. Comme l’indique le décret, le contrôle technique devra se faire « dans les six mois précédant l’expiration d’un délai de quatre ans à compter de la date de leur première mise en circulation », puis « renouvelé tous les deux ans ». Il en est de même pour la revente du véhicule.

Sont désormais concernés tous les deux-roues mais aussi les 50 cm3 et les voitures sans permis.

Une décision qui fait grincer des dents chez les motards

Groupe de motards à Stockholm en 2017. Crédit : Hans Christiansson/ Shutterstock

Bien que cette nouvelle mesure soit fortement contestée chez les motards, il s’agit d’une mesure de sécurité exigée par l’Union européenne que certains pays du vieux continent adoptent déjà.

Annoncé en 2015 par le gouvernement de Manuel Valls sans jamais avoir été mis en place, le contrôle technique des deux-roues se fera progressivement à compter de 2023. Les premiers concernés sont les véhicules immatriculés avant le 1er janvier 2016. Ceux immatriculés entre 2016 et 2020 devront effectuer leur contrôle technique en 2024. Puis, les véhicules immatriculés en 2021 passeront au contrôle technique l’année suivante, en 2025.

Une décision considérée comme « un vrai racket » selon Jean-Marc Belotti de la Fédération des motards en colère. « Ce contrôle se calque sur les contrôles des voitures. Une moto est beaucoup plus sensible qu’une voiture, dès que quelque chose ne va pas, on le sent tout de suite. Et les éléments de sécurité sont visibles sur un deux-roues, on sait faire le contrôle visuel nous-mêmes. On n’a pas besoin d’un technicien qui nous prenne 50 euros pour nous dire que nos freins sont usés », poursuit-il.

Chaque année, des centaines de motocyclistes et cyclomotoristes sont tués en France, indique l’Observatoire national interministériel de la Sécurité routière.

Source : 20 Minutes