Le tribunal de Rouen interdit définitivement l'abattage de 1 430 renards en Seine-Maritime

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C’est officiel : les 1 430 renards de Seine-Maritime qui menaçaient d’être tués suite à la publication d’un arrêté préfectoral sont sains et saufs. Vendredi 25 juin dernier, le tribunal de Rouen a définitivement annulé l’arrêté.

Le 20 juillet 2020, un arrêté préfectoral a été pris en Seine-Maritime. Il autorisait l’abattage de 1 430 renards, sous le prétexte que la population de cette « espèce nuisible » était en hausse.

De plus, l’arrêté soulignait que la présence des renards augmentait le risque de transmission de maladies, et que l’animal causait des dégâts sur la faune sauvage, notamment dans les élevages de volailles.

Crédit photo : RT Images / Shutterstock

Devant l’injustice de la situation, plusieurs organismes avaient déposé un recours, comme l’Association pour la protection des animaux sauvages, la Ligue pour la protection des oiseaux et l’association One Voice.

En septembre dernier, le tribunal de Rouen avait suspendu l’arrêté. Ce vendredi 25 juin dernier, il a tranché en annulant définitivement la procédure.

1 430 renards sauvés en Seine-Maritime

Selon le tribunal administratif de Rouen, le renard ne présente pas de risque pour les humains et la faune sauvage. Dans la région, la population de renards est restée stable. La transmission de maladies n’a pas augmenté et aucune preuve concernant les ravages des renards sur la faune locale n’a été retenue.

Ainsi, aucun argument ne justifie l’abattage des 1 430 renards.

Crédit photo : Michal Ninger / Shutterstock

La décision du tribunal de Rouen a été saluée par les associations qui ont milité pour la survie des renards.

« On a eu raison de se battre et cette décision fera jurisprudence. Cela incitera l’État à vraiment justifier la signature de tels arrêtés à l’avenir », a déclaré Christophe Coret, président de l’association AVES France.

En plus des arguments convaincants du tribunal, l’ASPAS a affirmé que le renard est un animal qui peut être utile pour les hommes et les agriculteurs, car « c’est un charognard, il s’attaque aux proies faibles et malades qui peuvent propager des maladies ». Une bonne nouvelle pour les protecteurs de la faune sauvage.

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