Dans une interview accordée au média Le Crayon, Ségolène Royal a proposé de créer une formation de cascadeurs pour les jeunes qui font des rodéos urbains, afin de leur éviter de tomber dans le trafic de drogues.
Éduquer plutôt que réprimer ! Tel est le crédo de la dernière proposition de Ségolène Royal afin d’aider les jeunes qui se livrent à des rodéos urbains.
L’ancienne candidate à l’élection présidentielle, interrogée par le média Le Crayon, propose une formation, voire la création d'une école de cascadeurs, pour éviter que les jeunes qui se livrent à des rodéos urbains tombent dans les griffes du trafic de drogue.
Crédit photo : iStock
En effet, elle estime que ces jeunes ont une “passion” qu’ils exercent de manière très dangereuse. Et selon elle, il serait plus judicieux de les aider à nourrir cette passion dans un cadre éducatif plutôt que de leur retirer, au risque de les voir s’orienter vers une activité encore plus néfaste, comme le trafic de drogue :
"Les gamins à qui on prend les deux roues, c'est une passion ! C'est déjà formidable d'avoir des jeunes qui ont une passion. Alors évidemment, ils font n'importe quoi. C'est très dangereux. Il y a même eu des morts. Mais il faut les sortir des quartiers. Au lieu de ça, on réprime."
Une proposition réaliste ?
Comme solution, la ministre appelle à se tourner vers... la formation. Car selon elle, le fait de "broyer" les deux-roues saisis envoie directement ces jeunes dans les griffes du trafic de drogue.
"Vous les mettriez sur un circuit qui n'est pas utilisé, genre Montlhéry ? Vous faites un internat scolaire, vous les remettez à l'école, vous les faites encadrer par des motards, par des gendarmes etc... Vous leur donnez en plus une formation de conducteur. Vous pouvez très bien les mettre dans les métiers comme garagistes, il en manque. Et puis vous faites une école de cascadeurs pour le cinéma français."
Une proposition qui ne paraît pas incongrue mais qui semble utopique car elle va à contre-courant de la politique répressive du gouvernement contre les rodéos urbains.
Crédit photo : AFP
En effet, en décembre dernier, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez présentait les premières lignes d'un projet de loi en préparation sur "la sécurité du quotidien", qui comprend notamment des sanctions "renforcées" contre les jeunes s'adonnant au rodéo urbain.
Des sanctionscomme lasuspension immédiate du permis de conduire et la saisie du véhicule.
