Cette initiative, qui se veut plus inclusive, permet aux étudiantes qui souffrent de règles douloureuses d'obtenir des congés dans l’année. Ce qui n’a pas empêché des garçons d’en bénéficier également…
Des congés menstruels à l’université de Limoges
Le 1er octobre 2025, l’université de Limoges a instauré un « congé menstruel ». Ainsi, l’université située en Bretagne s’inspire de celle d’Angers qui fut la première à instaurer un tel congé dès 2023.
Plus inclusif, ce congé menstruel permet 10 jours d’absence par an à chaque « personne menstruée », « sans distinction de genre pour éviter une stigmatisation », indique Raphaël Jamier, vice-président de l’Université délégué à la vie étudiante, dans les colonnes du Parisien.
Ainsi, toutes les étudiantes -mais pas que- souffrant de règles douloureuses peuvent manquer des cours. Elles ont juste besoin d'informer de leur absence sur un document en ligne sans toutefois devoir fournir de certificat médical.
Des garçons bénéficient de l’initiative sans être concernés
Crédit photo : dragana991/ iStock
Si on peut saluer l’initiative de l’université de Limoges, elle laisse en revanche la possibilité à d’autres de profiter de ces absences à outrance. En effet, l'ancienne ministre PS Laurence Rossignol a pointé du doigt les « gros malins » qui ont séché les cours.
Selon une information révélée par Le Parisien, une cinquantaine de garçons de l’Ensil-Ensci (ingénierie) ont séché les cours en décembre dernier en bénéficiant de cette initiative pourtant « fondée sur la confiance. »
Comme le précisent nos confrères, seuls les étudiants en alternance, en doctorat ou en formation continue sont exclus du mécanisme. Tout comme l’auraient dû l’être ces étudiants garçons, définis comme cisgenres, et qui n’étaient donc pas la cible. L’information a fait grand bruit et beaucoup ont considéré ce stratagème comme « irrespectueux pour les femmes qui, elles, ont besoin de ces jours. »
Les vice-présidents de la vie étudiante du campus se sont même fendus d’un rappel à l’ordre dans une lettre adressée aux 50 étudiants ayant fait l’école buissonnière. Il ne s’agit pas d’un « congé mensuel », rappellent-ils. « L’orthographe ayant un sens en français. »
