Privées de short par la fédération, ces footballeuses rennaises s'entraînent en... culotte

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Direction la Bretagne où des footballeuses viennent de s'entraîner en culotte, pour dénoncer le fait que la fédération ne leur ait pas envoyé de short à l'occasion de leur match de coupe de France, à l'inverse des garçons.

Plutôt culottées les filles du CPB Rennes !

Les footballeuses du Cercle Paul-Bert Bréquigny, club évoluant au troisième échelon national, se sont fait remarquer ce dimanche en faisant le choix de s’entrainer en… culotte.

Un geste symbolique pour dénoncer les inégalités entre les hommes et les femmes dans le football.

En effet, suite à sa qualification en coupe de France, l’équipe féminine n’a reçu de la part de la Fédération française de football qu’un jeu de maillot, sans shorts ni chaussettes, pour pouvoir participer à la compétition, à l’inverse des garçons qui reçoivent toujours un équipement complet.

La fédé de foot ne leur envoie pas de shorts, elles jouent en... culotte

Une différence de traitement que les filles du club ont donc voulu mettre en lumière, non sans humour, en foulant la pelouse, cuisses et chevilles nues, avec le seul équipement fourni par la FFF, le maillot !

La veille de la Journée de la femme, la session d’entraînement a donc pris une tournure un poil politique pour les joueuses et notamment Manon Eluère, à l’origine de cette initiative.

Il y a trois ans, c’est elle qui a eu l’idée d’ouvrir un compte Instagram pour promouvoir le club et faire entendre la voix des femmes, dans un sport où elles sont encore trop marginalisées.

Car le fameux maillot de la discorde - que les joueuses du CPC avaient chacune reçu lors de la coupe de France 2018/2019 - n’est pas le seul exemple des inégalités qui persistent dans le microcosme du ballon rond français.

« Les équipes masculines peuvent reprendre les matches dans trois divisions, nous qu’une seule, (La division 1 Arkema ndlr), alors que notre division 2 est au niveau national, c’est vraiment dommage. Pareil pour la Coupe de France. Les instances disent OK pour les gars, non pour les filles. Quel que soit le contexte, les inégalités restent », déplore ainsi la jeune femme, interrogée par nos confrères de ouest France.

Manon Eluère et ses coéquipières n’ont pas besoin de chercher bien loin pour constater cette différence de traitement ! Il leur suffit en effet de regarder vers la section masculine du club qui bénéficie de davantage de moyens.

« Notre président Jean-Marc Drouin est le premier à noter que les garçons sont mieux équipés et évidemment pas soutenus de la même façon. Lui, il nous soutient et fait beaucoup pour donner une vraie place au foot féminin », tempère néanmoins la joueuse.

Source : Ouest France