En Angleterre, une ancienne employée irlandaise a obtenu des dommages et intérêts après avoir été harcelée au travail par son patron, qui l’insultait régulièrement en raison de ses origines.
Une victoire symbolique !
Une Irlandaise a été indemnisée après que le tribunal du travail de Leeds (Angleterre) a reconnu que son ancien patron anglais l’avait harcelée en raison de ses origines, rapporte le site LADbible.
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Un harcèlement incessant
Bernadette Hayes, 58 ans, travaillait pour West Leeds Civils, une entreprise d’ingénierie située à Leeds. Elle occupait le poste de comptable depuis deux ans lorsque les moqueries et le harcèlement ont commencé.
La quinquagénaire a affirmé que son directeur, Mick Atkins, la traitait de « potato » (une insulte raciale envers les Irlandais) à son arrivée au bureau et employait d’autres termes discriminatoires.
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Ces insultes, répétées sur une période de six mois, ont eu de graves répercussions sur la santé de Bernadette. Elle a commencé à souffrir d’anxiété, d’insomnie et de crises de panique.
La situation s’est aggravée lorsque son collègue Marcus Smith a rejoint le département communication. Les brimades dépassaient le cadre du bureau : Bernadette en était également victime sur un groupe WhatsApp.
« Ma vie personnelle a énormément changé et j’avais besoin de mon travail. Je me sentais piégée, ce qui aggravait mon anxiété. Je restais silencieuse pour ne pas attirer l’attention, mais même cela ne fonctionnait pas », a-t-elle déclaré au tribunal.
L’employée obtient gain de cause
Finalement, Bernadette a trouvé le courage de dénoncer ces comportements auprès de l’entreprise, mais ses plaintes ont entraîné des accusations de faute grave et son licenciement en août 2024.
Le tribunal du travail de Leeds a jugé ces accusations « infondées », estimant qu’elles avaient été déclenchées par les plaintes que la salariée avait déposées.
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Le juge Buckley a conclu qu’elle avait été victime de harcèlement racial et de victimisation. Au total, la plaignante a reçu 23 526 livres sterling (près de 26 950 euros) de dommages et intérêts, dont 13 000 livres sterling pour le préjudice moral et 6 104 livres sterling pour la perte de revenus.
La justice a estimé que l’usage répété des termes insultants constituait un comportement offensant et humiliant lié à la race, et qu’il avait créé un environnement hostile pour Bernadette.
De son côté, Mick Atkins a qualifié la procédure judiciaire « d’absurde du début à la fin ».
