Il trouve 34 lingots d'or, la justice l'autorise à en conserver la moitié

1 258partages

Alors qu'il avait trouvé un véritable trésor en travaillant, un ouvrier du BTP a obtenu de la justice le droit d'en conserver une partie.

C’est ce que l’on appelle être au bon endroit et au bon moment !

Un ouvrier qui avait mis la main sur un trésor de lingots d’or, dans un sous-sol, a été autorisé à en garder la moitié par la justice.

C’est une histoire rocambolesque et pleine de rebondissements qui vient enfin de connaître son épilogue, après une interminable procédure judiciaire.

Crédit : Photo BC / Shutterstock

Pour bien comprendre la chronologie de cette affaire, racontée par nos confrères de Ouest France, il faut remonter 4 années en arrière.

Nous sommes alors le 21 juillet 2015 et ce jour-là, une équipe de trois ouvriers effectuent des travaux de rénovation dans la cave d’une résidence, située à Vouzon (Loir-et-Cher).

Chacun des protagonistes se voit attribuer une mission bien précise et cette distribution des rôles est loin d’être anodine, car cela aura son importance par la suite.

Le premier, que l’on surnommera « l’homme à la pelle », doit ainsi creuser le sol autant que faire se peut, puis faire appel au deuxième – « l’homme au marteau-piqueur » , chargé de prendre le relais si la surface creusée devient trop dure.

Enfin, le troisième ouvrier – plus en retrait – doit s’occupe de l’extraction des gravats. L’histoire se souviendra donc de lui comme étant « l’homme au seau ».

Un trésor d’une valeur d’un million d’euros !

Alors qu’il creuse sans relâche, l’homme à la pelle bute soudain sur une dalle de béton contre laquelle son outil s’écrase sans jamais la fendre. C’est là que notre homme au marteau-piqueur intervient afin de briser l’obstacle.

Une fois la tâche accomplie, l’homme à la pelle reprend son labeur de plus belle et, dans un dernier effort, déterre une grande boîte en plastique scellée.

Faisant fi des réserves de l’un de ses collègues, craignant la présence d’explosifs, ce dernier décide de l’ouvrir et là, surprise, dix lingots d’or se trouvent à l’intérieur. Deux autres boîtes seront également trouvées.

Au total, les ouvriers – qui n’en reviennent pas de leurs trouvailles - mettront la main sur 34 lingots. Un trésor d’une valeur d’un million d’euros !

Mais une fois l’euphorie passée, il faut poser la question qui fâche : qui va hériter d’un tel magot ? Le propriétaire des lieux propose alors un partage qu’il juge équitable. Une moitié pour lui et l’autre sera répartie entre les trois ouvriers, soit 139 000 euros chacun, auxquels s’ajoutent des bonus destinés à l’employeur, au directeur technique et au chef d’équipe.

« L’inventeur est celui qui le premier a rendu le trésor visible »

Problème, l’homme au marteau-piqueur n’accepte pas ce partage, considérant avoir été floué.

Il décide donc de saisir la justice en 2017 et obtient gain de cause au tribunal de Blois, lequel reconnaît qu’il n’y a finalement que deux « inventeurs » - comprenez chercheurs – pour le trésor : le plaignant et son collègue à la pelle.

Selon les juges, le troisième larron muni de son seau se trouvait en effet beaucoup trop loin des lingots. Quant aux trois autres salariés, ils n’avaient rien à voir avec la découverte, selon la justice. Chacun doit donc rembourser les sommes, à l’exception bien-sûr du propriétaire qui conserve sa moitié.

Mais alors que tout semble rentrer dans l’ordre, nouveau coup de théâtre ! L’homme à la pelle refuse en effet cette nouvelle partition et fait appel de la décision, estimant être le seul et unique découvreur.

Bien lui en a pris puisque la cour d’appel d’Orléans lui a donné raison le 1er juillet, en considérant « que ce travail en commun n’avait pas pour finalité de découvrir un trésor » et qu’il n’existait donc pas de « notion de co-inventeurs d’un trésor ».

Par conséquent, les juges ont tranché : « l’inventeur est celui qui le premier a rendu le trésor visible ».

L’homme à la pelle va donc récupérer l’intégralité des 500 000 euros.

Un joli pactole !

Source : Ouest France
Dernières news